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Cameroun – Crise anglophone : un enlèvement, des questions

Cameroun – Crise anglophone : un enlèvement, des questions

Cameroun

Au Cameroun, si de nombreux médias se disent unanimes sur l’enlèvement de Me Sang George Ndang, un des avocats défenseurs de leaders séparatistes anglophones, en revanche pas assez de détails sur le ou les auteurs. Moins encore sur le mobile du kidnapping.

Le barreau camerounais dans un état de choc. Tout simplement parce que l’un des leurs manque à l’appel depuis hier. C’est en effet dans la matinée de ce mercredi 17 juillet que Me Sang George Ndang a été enlevé à Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-ouest anglophone.

Sur les sites et réseaux sociaux, la nouvelle continue de se répandre à la vitesse de l‘éclair. «L’un des avocats qui défendaient les dirigeants d’Ambazonia à Yaoundé a été enlevé », rapporte par exemple la page Twitter de la journaliste Mimi Mefo.

Selon d’autres sources dont le site cameroon-info.net, le juriste a été kidnappé dans sa résidence et a été conduit à une direction inconnue. Pour sa part, le gouvernement n’a pas encore confirmé ni infirmé l’information.

Toutefois, ce rapt soulève deux questions majeures. D’abord l’identité des ravisseurs, car les sources ne disent pas clairement s’il s’agit d‘éléments de la force publique régulière ou des séparatistes anglophones.

Ensuite le mobile. Car, aucune revendication pour justifier l’enlèvement du secrétaire général de l’Association des avocats du Nord-Ouest (NOWELA). Lui qui défend des leaders d’un mouvement séparatiste en conflit avec le gouvernement central camerounais dans le cadre de ce qu’on appelle aujourd’hui « crise anglophone ».

Une crise née en novembre 2016, lorsque des Camerounais des zones occidentales d’expression anglaise ont commencé à décrier par exemple le déficit infrastructurel et la sous-représentativité dans les institutions.

Les dialogues initiés par Yaoundé, les arrestations de leaders de la sécession, les actions militaires ni le plan humanitaire d’urgence ne suffisent pas jusqu’ici à faire baisser la tension.

Et trois ans après, la crise anglophone a déjà causé la mort de plus de 1 850 personnes et forcé plus d’un demi-million d’autres à fuir leurs domiciles, selon l’International Crisis Group. Des rapports d’ONG mettent en cause les deux parties en conflit.

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