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Guerre au Moyen-Orient : l’Iran défie l’ultimatum de Trump

Une femme salue en brandissant un drapeau iranien à Téhéran, en Iran, le 5 avril 2026.   -  
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Iran

Les autorités iraniennes ont, ce mardi, ignoré l’ultimatum lancé par le président américain Donald Trump, menaçant de frapper des infrastructures vitales en Iran si le détroit d’Ormuz, artère essentielle du transport pétrolier mondial, ne redevenait accessible. "Le pays entier pourrait être détruit en une seule nuit", avait averti Donald Trump, après avoir repoussé l’échéance à mardi 20h00, heure de Washington.

L’armée iranienne a dénoncé une "rhétorique arrogante", affirmant que de telles menaces restaient sans effet sur ses opérations. Dans une lettre au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, l’ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani a qualifié les menaces américaines de violations flagrantes du droit international, susceptibles de provoquer des "conséquences qui s’étendront au-delà de la région".

Dans la nuit de lundi à mardi, Téhéran et sa périphérie ont été secouées par de nouvelles frappes, revendiquées par l’armée israélienne, qui a déclaré viser des infrastructures iraniennes. L’attaque s’inscrit dans un contexte de guerre ouverte entre Israël, les États-Unis et l’Iran, déclenchée le 28 février par des bombardements conjointement menés contre le territoire iranien. Le conflit a déjà fait plusieurs milliers de morts, notamment en Iran et au Liban, où opère l’allié de Téhéran, le Hezbollah.

Les tentatives de médiation ont jusqu’ici échoué. Une proposition de trêve de 45 jours, portée par des pays tiers, dont le Pakistan, a été rejetée par les deux parties. Téhéran exige notamment la cessation des hostilités régionales, la sécurité du passage dans le détroit d’Ormuz, la reconstruction du pays et la levée des sanctions, ainsi que la fin des frappes israéliennes contre le Hezbollah.

Sur le front diplomatique, le Conseil de sécurité de l’ONU doit examiner mardi un projet de résolution sur la navigation dans le détroit, dont la version édulcorée ne donne plus mandat à un État d’utiliser la force pour assurer le passage des navires.

Pendant ce temps, les frappes et ripostes se poursuivent : Israël a touché un complexe pétrochimique iranien, les Gardiens de la Révolution ont confirmé la mort de leur chef du renseignement Majid Khademi et promis vengeance. Le Golfe reste un théâtre d’attaques récurrentes, avec missiles et drones lancés par l’Iran contre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Dans le Kurdistan irakien, deux civils ont été tués par un drone iranien.

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