Burundi
Bujumbura a été le théâtre d’une catastrophe d’une ampleur dramatique dans la nuit de mardi à mercredi.
Un incendie dans le principal dépôt de munitions de la Force de défense nationale burundaise (FDNB), situé à Musaga, un quartier densément peuplé du sud de la ville, a déclenché une série d’explosions qui ont coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes, selon des sources sécuritaires.
Selon un porte-parole de l’armée, l’incident serait imputable à un « accident électrique ». Les détonations ont été si puissantes que des projectiles ont traversé des maisons voisines : Anitha Niyonsaba, résidente de Nyakabiga, raconte que l’un d’eux a « traversé le toit, percé le plafond et heurté le mur juste au dessus de son lit » là où elle posait sa tête. Un autre voisin a décrit « un projectile qui a finit sa course dans la rue après avoir traversé sa maison ».
Bilan meurtrier
Un haut responsable de la police présent sur les lieux a indiqué que la détonation s'était produite "là où sont stockées les armes lourdes et les munitions, ce qui explique pourquoi nous avons immédiatement entendu de fortes explosions".
"Il y a des dizaines de morts, mais le bilan pourrait être plus lourd", a déclaré ce haut responsable de la police.
L'arsenal de Musaga est situé dans une zone densément peuplée et jouxte l'Institut supérieur des cadres militaires (ISCAM), où les futurs officiers de l'armée sont formés et logés. Il abrite également de nombreux dépôts logistiques de l'armée et se trouve à proximité d'une autre base militaire, le camp de Muha, ainsi que de la prison centrale de Mpimba.
Une source à la prison de Mpimba a déclaré à l'AFP que huit détenus avaient été tués et que plusieurs autres, blessés, avaient été transportés à l'hôpital par la Croix-Rouge tôt mercredi matin.
Spageon Ngabo, directeur de la plateforme de blogueurs en ligne Yaga Burundi, a déclaré qu’une dizaine de décès avaient été signalés par des citoyens à son organisation. "Nous n'avons pas encore fini de compter", a déclaré M. Ngabo.
Le haut responsable de la police, qui a rejoint l'équipe de pompiers mardi soir, a indiqué que les efforts avaient été ralentis par une pénurie d’eau, et que le camp militaire de Musaga avait été « réduit en cendres ».
Mercredi après-midi, on pouvait encore voir des flammes et de la fumée, selon le responsable de la police.
Le président Evariste Ndayishimiye a exprimé sa « sympathie à toutes les victimes » sur X, tandis que les autorités appellent les citoyens à signaler tout engin non explosé, en les avertissant de ne pas y toucher.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux messages témoignent de parents cherchant leurs enfants disparus dans la panique.
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