Gaza
Alors que des discussions sont en cours entre le Hamas, Israël et des médiateurs internationaux, l’espoir d’une trêve durable semble s’éloigner pour les habitants de Gaza. Près d’un mois après la reprise des frappes israéliennes, la population déplacée dit ne plus croire à un quelconque apaisement.
Réunis récemment au Caire, des représentants du Hamas ont tenu plusieurs réunions avec des médiateurs égyptiens et qataris. L’objectif : définir les contours d’un accord qui permettrait un cessez-le-feu et la libération de certains otages israéliens détenus par le mouvement. Mais un point majeur bloque toujours : Israël refuserait de mettre fin à la guerre, proposant seulement une trêve temporaire.
À Gaza, cette perspective ne convainc pas. « Je ne crois pas qu’après le nombre de martyrs et de blessés que nous avons atteints aujourd’hui, il puisse y avoir une solution », déclare Ahmed Mohsen, déplacé de Gaza-ville. « Et s’il y a une solution, elle ne sera pas à la hauteur des sacrifices du peuple. »
Le sentiment est partagé à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Ziad al-Shami, contraint de fuir sa maison, exprime son désespoir : « La trêve n’a plus vraiment de sens pour nous. On sait ce que c’est : les bombardements s’arrêtent un temps, mais on reste déplacés, avec les mêmes souffrances. Rien ne change. »
Depuis le 7 octobre 2023, plus de 51 000 Palestiniens ont été tués, selon les autorités sanitaires de Gaza. L’offensive israélienne, déclenchée en réponse à l’attaque du Hamas, a causé des destructions massives et déplacé la quasi-totalité de la population du territoire.
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