Madagascar
Ce sont plus de 11 millions d'électeurs malgaches qui sont attendus aux urnes ce 16 novembre.
La capitale sort d'une nuit de couvre-feu et le vote a débuté dans le calme, ce jeudi, pour le premier tour de la présidentielle.
L'un des enjeux majeurs pourrait être le taux de participation, dans un contexte de vives tensions entre le camp du président sortant, Andry Rajoelina, et dix candidats de l'opposition. Ces derniers ont appelé au boycott.
Le préfet d'Antananarivo a condamné mercredi des "actes de sabotage" après des incidents la veille avant de déclaré un couvre-feu nocturne jusqu'à jeudi à 04 h 00 locales (01 H 00 GMT).
L'opposition conteste l'éligibilité du président Rajoelina, devenu français en 2014.
Le président sortant se retrouve de fait aux prises avec deux candidats encore officiellement en lice. Confiant, il s'est dit lors d'un récent entretien à l'AFP sûr de l'emporter au premier tour. Déployant de gros moyens, il a sillonné le pays en hélicoptère ou avion privé pendant la campagne.
"C'est irresponsable d'inciter les électeurs à ne pas aller voter", a fustigé sa porte-parole de campagne, Lalatiana Rakotondrazafy, accusant l'opposition de vouloir "saboter" le scrutin par "une tentative de prise en otage de toute la nation".
Un collectif de 10 candidats, qui réclame une intervention de la communauté internationale, a annoncé son intention de poursuivre la contestation dans les prochains jours.
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