France
Une nouvelle action en justice a été lancée contre le groupe français Total Energies.
Mardi, vingt-six Ougandais et cinq associations françaises et ougandaises ont demandé réparation à l’entreprise pour les "préjudices" causés selon eux par son mégaprojet pétrolier controversé en Ouganda.
Selon eux, les deux chantiers du projet de forage pétrolier Tilenga et de l’oléoduc EACOP sont à l’origine de violations des droits humains.
Le projet Tilenga est un forage de 419 puits de pétrole, dont un tiers dans le parc naturel des "Murchison Falls" (chutes du Nil blanc, parmi les plus puissantes au monde), réserve de biodiversité et plus grand parc national d'Ouganda.
L'EACOP est un oléoduc chauffé de 1.500 km jusqu'à la côte tanzanienne, qui franchit plusieurs aires naturelles protégées.
En 2019, une première action en justice visait à empêcher ces travaux qui se sont finalement réalisés faute de décision judiciaire rapide.
Aujourd’hui, les demandeurs sont 26 membres des communautés affectées par les projets Tilenga et EACOP en Ouganda, le défenseur des droits humains ougandais Maxwell Atuhura, et cinq associations françaises et ougandaises (AFIEGO, les Amis de la Terre France, NAPE/Amis de la Terre Ouganda, Survie et TASHA Research Institute).
Selon ces ONG, plus de 118.000 personnes en Ouganda et en Tanzanie sont affectées par des expropriations totales ou partielles du fait des deux projets, des personnes ne peuvent pas utiliser leurs terres librement et sont privées de leurs moyens de subsistance.
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