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Ethiopie : le gouvernement dément toute "frappe aérienne sur Mekele"

Ethiopie : le gouvernement dément toute "frappe aérienne sur Mekele"
La statue d'Alula Aba Nega, général éthiopien originaire du Tigré, à Mekele, capitale de la région du Tigré, le 25 juin 2021   -  
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YASUYOSHI CHIBA/AFP or licensors

Ethiopie

Les forces armées éthiopiennes aurait mené lundi des frappes aériennes sur Mekele, la capitale de la région du Tigré, ont indiqué à l'AFP des sources humanitaires. Des accusations démenties par le responsable de la communication du gouvernement fédéral.

Il s'agirait des premières frappes aériennes connues sur Mekele depuis le début du conflit en novembre 2020. Mais des frappes ont depuis touché d'autres zones du Tigré. "Une frappe aérienne (touche) maintenant Mekele", a déclaré via SMS à l'AFP un responsable humanitaire s'exprimant sous couvert d'anonymat. Ces attaques ont été confirmées par une deuxième source humanitaire et deux diplomates.

La première frappe aurqit eu lieu dans la matinée à la périphérie de la ville près d'une usine de ciment. La deuxième a eu lieu en milieu de journée près de l'hôtel Planet - par le passé été souvent utilisé par les responsables du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qui dirigeait la région avant le début du conflit.

Démentis du gouvernement

Le gouvernement fédéral a, dans l'après-midi, démenti ces accusations, un responsable de la communication du gouvernement qualifiant de "mensonge total" ces informations rapportées par des sources humanitaires, médicales et diplomatiques. "Il n'y a aucune raison, ou projet, de viser des civils à Mekele, qui fait partie de l'Ethiopie, et où vivent nos propres citoyens. C'est un mensonge total", a déclaré à l'AFP Legesse Tulu, directeur du service de communication du gouvernement.

Getachew Reda, porte-parole du TPLF, a déclaré sur Twitter que les forces fédérales avaient visé "des civils à l'intérieur et à l'extérieur" de Mekele. "Le lundi est jour de marché à Mekele et l'intentionnalité est claire", écrit-il. Ces informations ne pouvaient être vérifiées de manière indépendante dans l'immédiat et des sources médicales n'étaient pas joignables pour donner des précisions sur d'éventuelles victimes.

Blocus humanitaire

Le 4 novembre, le Premier ministre Abiy Ahmed a envoyé l'armée fédérale au Tigré pour chasser les autorités du TPLF. Les forces fédérales avaient rapidement pris le contrôle de la majeure partie de la région. Mais fin juin, le TPLF a en repris l'essentiel puis a poursuivi son offensive dans les régions voisines Amhara et Afar afin de mettre fin à ce qu'elles décrivent comme un blocus humanitaire du Tigré.

Depuis environ deux semaines, des sources rebelles et humanitaires rapportaient les signes d'une nouvelle offensive de l'armée fédérale, marquant une possible nouvelle étape dans ce conflit qui a plongé selon l'ONU des centaines de milliers de personnes dans la famine. La guerre a tendu les relations entre l'Ethiopie et ses partenaires occidentaux, notamment les Etats-Unis, un allié historique.

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