Cuba
Trésor de la musique cubaine, le Danzón est né à Matanzas en 1879 et trouve ses racines en Afrique.
Il est revenu au goût du jour grâce à des amoureux de sa cadence mais aussi grâce à l’arrière-arrière neveu de Miguel Faílde, son créateur, qui a déniché et restauré aux côtés de chercheurs historiques 16 pièces de son répertoire.
Ethiel Failde, musicien et chef d’orchestre a su faire revivre l’héritage de son grand-oncle, joyau du patrimoine culturel national, pour le transmettre aux générations futures.
"Nous faisons ce travail de sauvetage pour les jeunes. Les jeunes ne vont pas danser sur ce qui a été écrit et joué au XIXe siècle, mais ils peuvent connaître ce qui a été fait au XIXe siècle avec sa richesse et c'est ce qui transcende, sans perdre l'essence." a expliquéMaría Victoria Oliver, chercheuse en musique qui a travaillé à la recherche des partitions originales de Danzón.
Parmi les pièces découvertes dans les archives de Matanzas figurent divers Danzónes et Danzónetes, un genre hybride qui intègre notamment l'interprétation vocale.
"Le Danzón existe. Je peux vous dire que c'est l'un des genres cubains qui a le plus duré dans le temps. Cent cinquante ans d'existence et le Danzón est toujours vivant, et pas seulement dans les médias. D'accord, c'est aux médias et à nous-mêmes de le surveiller, mais le Danzón est vivant, il n'est pas mort." a déclaréEthiel Failde, directeur de l'orchestre Faílde.
Le Danzón s'est répandu en République dominicaine et au Mexique.
Le premier Danzón avait pour origine les anciennes contradanzas espagnoles, dansées en couple mais physiquement éloignées.
"Ce son contemporain, c’est le fruit d’un travail méticuleux qui a été fait pour les arrangements, pour essayer de le faire sonner comme au 19ème siècle quand il a été fait, d'autres au début du 20ème siècle, mais en le mettant au goût du jour. Je suis heureux." a ajouté Ethiel Failde.
L'album "Joyas Inéditas", enregistré en février, comprend les danzónes sauvés "El Naranjero", "Cuba Libre", "A La Habana me Voy" et "Nievecita" par Miguel Failde lui-même.
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