Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

Mauritanie : l'ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz écroué

Mohamed Ould Abdel Aziz   -  
Copyright © africanews
SEYLLOU/AFP

Mauritanie

Mohamed Abdel Aziz est écroué depuis mardi soir. L’ex-président mauritanien a été placé sous mandat de dépôt après son refus de se présenter à la police, comme exigé par ses conditions en résidence surveillée.

La décision a été prise par un juge chargé de l’enquête sur les accusations de corruption portées contre l’ancien chef d’Etat. Cette mesure intervient quelques jours après le refus de l'ancien dirigeant de continuer à se présenter à la police, comme le lui imposaient les conditions dont était assorti son placement en résidence surveillée.

Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat militaire en 2008, Mohamed Abdel Aziz a été élu en 2009 et 2014, avant de soutenir Mohamed Cheikh el Gazouani pour prendre sa succession. Avec une dizaine de hautes personnalités, il a été inculpé en mars dernier pour des faits présumés de corruption, de blanchiment d’argent et d’enrichissement illicite pendant son règne à la tête de la Mauritanie.

Retour en politique

L’ancien président crie au règlements de compte pour l’écarter de la politique alors que ses avocats évoquent ses droits à l’immunité selon l’article 93 de la Constitution. Il a perdu en décembre 2019 la direction de l'Union pour la République (UPR), parti qu'il a fondé et qui détient toujours une forte majorité au parlement. Sa disgrâce s'est accélérée en août 2020 avec les interrogatoires de la police et la privation de son passeport.

Mohamed Abdel Aziz a signalé son retour en politique en avril en intégrant un petit parti d'opposition, le Ribat national. Il a aussi menacé de se livrer à un grand déballage sur les affaires de l'Etat et exclu de prendre le chemin de l'exil. "Il ne faut pas qu'ils pensent qu'ils peuvent me faire plier (...) Je ne partirai pas, ni au Sénégal, ni au Mali, ni au Maroc, ni en Algérie, ni dans un quelconque autre pays et ni en France", disait-il en avril.

Voir plus