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Ethiopie : des électeurs satisfaits en région Amhara

Des électeurs regardent les résultats du scrutin affichés à l'extérieur d'un bureau de vote à Addis Abeba, le 22 juin 2021.   -  
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Ethiopie

Le décompte des voix est en cours en Éthiopie. Le dépouillement a débuté dès 21h ce lundi 21 juin, à la fermeture des bureaux de vote.

À Bahir Dar, dans la capitale de la région Amhara, la deuxième plus peuplée du pays, plusieurs bureaux de vote avaient terminé le décompte des voix mardi matin et certains avaient placardé leurs résultats sur de grandes affiches.

Dans l'un d'entre eux situé dans le quartier de Gishabay, le parti d'opposition du Mouvement national Amhara (NaMA) est arrivé en tête aux législatives et le Parti de la Prospérité aux régionales."Je pense que l'élection de cette année est différente de la précédente parce que de nombreuses personnes se sont inscrites pour voter, de très tôt le matin jusqu'au soir. Elle a également attiré l'attention des médias, plus qu'auparavant", déclare Tadiwos Awoke, homme d'affaires.

Dans certaines régions, des formations d'opposition ont boycotté le scrutin, notamment en Oromia, région la plus peuplée du pays et dont est originaire le Premier ministre Abiy Ahmed, où deux partis entendaient protester contre l'emprisonnement de leurs dirigeants ou pour dénoncer son manque d'équité.

Scrutin partiel

"En politique, il s'agit de pratiquer la démocratie et d'accepter le résultat. Quel que soit le vainqueur, que le Mouvement national d'Amhara gagne ou que le Parti de la Prospérité au pouvoir gagne, nous devons respecter les résultats", affirme Eshete Alemnew, un artisan de 34 ans.

Reporté deux fois, le scrutin n’a pu se tenir dans 20% des circonscriptions du pays. Si un autre vote doit se dérouler le 6 septembre, aucune date n’a été fixée pour les 38 circonscriptions du Tigré. Des combats y sont toujours en compte, les récits d'atrocités sur les civils se multiplient (massacres, viols...) et selon l'ONU, au moins 350 000 personnes y sont désormais en situation de famine, ce que conteste le gouvernement éthiopien.

L'issue des élections sera scrutée de près par la communauté internationale, dont les États-Unis qui avaient exprimé leur inquiétude de voir un si grand nombre d'électeurs exclus du processus et la détention de responsables d'opposition.

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