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Maroc : le désespoir du père d'un jeune migrant vers Ceuta

Abdeslam El Afaki ne s'est pas remis du départ de son fils de 15 ans.   -  
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Maroc

Il y a une semaine de nombreux adolescents marocains ont tenté leur chance pour rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta. Depuis, Abdeslam El Afaki est séparé de son fils de 15 ans. Son récit est poignant.

"Lorsque je suis rentré à la maison, il m'a assuré que les frontières étaient ouvertes. J'étais étonné mais il a insisté et m'a prévenu qu'il allait faire la traversée. Je lui ai dit qu'il devait plutôt aller à l'école et il m'a dit "ok". Mais plus tard, il m'appelait pour m'annoncer qu'il était arrivé à Ceuta. Il voulait que je lui souhaite bonne chance mais c'était impossible. J'étais effondré, je me suis écroulé par terre. Je ne peux pas accepter que mes enfants partent là-bas."

Le jeune Souleimane est actuellement entre les mains des autorités espagnoles. Il est retenu dans un centre temporaire pour jeunes migrants. Cela ne suffit pas à rassurer son père : " n__ous avons besoin de nos enfants ici, dans notre pays. Ils doivent être à nos côtés, nous les éduquons mais malheureusement il n'y a pas de travail et de gros problèmes d'éducations ici. Ce n'est pas étonnant qu'ils finissent mal. Mon fils m'a dit que s'il restait ici, il finirait drogué ou deviendrait un voleur."

800 mineurs à Ceuta

Abdeslam El Afaki assure qu'il a tout fait pour retenir et le raisonner : "j__e lui avais répété d'être patient, de finir ses études. Mais il m'a répondu : "papa, il y a beaucoup de jeunes qui sont diplômés mais qui n'ont pas de travail et qui essayent comme moi de passer la frontière."

On estime à 800, le nombre de mineurs qui ont passé la frontière vers Ceuta la semaine dernière. Habituellement, les migrants de moins de 18 ans ne peuvent pas être expulsés et passent sous la responsabilité du gouvernement régional. Mais de l'autre côté de la frontière, des centaines de familles marocaines espèrent le retour de leurs enfants.

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