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Nigeria : sept ans après, des filles de Chibok toujours introuvables

Les noms des 112 "Filles de Chibok" toujours disparues ont été placées sur des bureaux lors d'une cérémonie commémorant les 7 ans de leur enlèvement.   -  
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KOLA SULAIMON/AFP or licensors

Nigéria

7 ans après leur enlèvement par le groupe Boko Haram, une centaine des filles de Chibok restent introuvables.

Cela fait sept ans, que les centaines d'écolières de Chibok ont été enlevés par le groupe djihadiste Boko Haram dans le nord-est du Nigéria. Mais malgré les années, plus d'une centaine d'entres elles restent toujours introuvables. A l'occasion du triste anniversaire, les parents de ces enfants ont à nouveau demandé au gouvernement nigérian de redoubler d'efforts

"Le gouvernement et les autorités doivent faire des efforts convergents pour sauver nos filles. Par la grâce de Dieu, c'est mon propre souhait et mon désir" affirme Maryama Izekel, qui attend toujours de revoir ses filles.

Le comité #BringBackOurGirls, né du hashtag mis en place pour demander le retour des 276 filles qui avaient été enlevées en 2014, a multiplié les appels à la mobilisation, demandant plus d'action de la part des autorités nigérianes.

"Cela fait 7 ans aujourd'hui. 112 de nos #ChibokGirls sont toujours en captivité. Tant que toutes les filles enlevées n'auront pas été retrouvées, la promesse de la constitution du Nigeria continuera de sonner creux."

"J'ai deux filles dans cette école, une qui s'appelle Maryam et l'autre Hamsatu Abubakar. Le but de leur inscription à l'école n'est rien d'autre que d'acquérir des connaissances. L'école appartient au gouvernement et pour ainsi dire, je ne blâme pas les terroristes, je blâme plutôt le gouvernement" explique Abubakar Ibrahim.

Des autorités nigérianes qui sont en difficulté face à l'insécurité qui règnent dans les états du Nord. Depuis décembre, au moins cinq enlèvements de masse ont secoué le Nigéria. La menace de nouvelles attaques ont déjà mené à la fermeture de près de 600 écoles.

Génération perdue

"Quoi que fassent les autorités, ça ne marche pas", affirme Osai Ojigho, directrice d'Amnesty International au Nigeria. À la suite de la fermeture des écoles, de nombreuses filles ont été mariées. "Comme beaucoup de mes amies ont été enlevées à l'école, mes parents ont décidé de me donner en mariage pour ma propre sécurité" a affirmé à Amnesty une écolière nigériane.

Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) estime qu'environ 10,5 millions d'enfants âgés de 5 à 14 ans ne sont pas scolarisés au Nigeria. "L'incapacité des autorités nigérianes à protéger les écoliers des récentes attaques montre clairement qu'aucune leçon n'a été tirée de la tragédie de Chibok", a déclaré Ojigho ajoutant que le pays risquait de faire face à une "génération perdue".

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