Soudan
Le gouvernement de transition à Khartoum a pris des mesures pour faire face aux effets inflationnistes du flottement de la livre soudanaise, a déclaré le ministre des Finances Gibril Ibrahim.
La livre soudanaise a été dévaluée ce dimanche 21 février par la banque centrale. La monnaie s'alignera sur le taux de change du marché des devises qui est de 375 livres pour 1 dollars.
Selon Khartoum, l'unification du taux de change permettra de remédier aux déséquilibres structurels, notamment le déficit budgétaire, le déficit de la balance des paiements, les taux d'inflation élevés et attirer les investissements étrangers. Selon le ministre des Finances Gibril Ibrahim, la Grande-Bretagne s'est déclarée prête à payer les dettes du Soudan à la Banque africaine de développement, qui s'élèvent à 100 millions de dollars.
Les États-Unis et la Grande-Bretagne prévoient de débloquer plus de 1,5 milliard de dollars d'assistance, dont un programme de 450 millions destinés aux familles les plus pauvres. De son côté, le FMI qui a déjà salué le programme de réformes économiques du gouvernement va désormais pouvoir restructurer la dette du pays. Elle dépasse les 60 milliards de dollars. Et pour empêcher que cette dévaluation n'enflamme la rue, Gibril Ibrahim, annonce que l'allocation familiale passera à 5 dollars par personne. Une famille recevra directement de l'argent au lieu des subventions sur le carburant, l'électricité et le pain.
Depuis 1984, le système bancaire soudanais fonctionne selon le système islamique qui interdit certaines transactions du système financier conventionnel, comme le prêt d'argent à des taux d'intérêt considérés comme de l'usure.
11:16
L’Union Africaine lance sa propre agence de notation [Business Africa]
01:50
Nigeria : la ruée vers les actions de la raffinerie Dangote
00:58
Nigéria : Dangote ouvre son capital aux investisseurs africains
01:21
Guinée : Doumbouya rencontre Ouattara en Côte d'Ivoire
11:16
Algérie : le pari de la diversification économique [Business Africa]
10:00
RDC : les Pygmées de Béni survivent loin de leurs terres ancestrales [Africanews Today]