Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

Infos

news

L'armée sénégalaise reprend des bases rebelles en Casamance

Des membres des forces armées sénégalaises devant des roquettes abandonnées sur une base rebelle du Mouvement des forces démocratiques de Casamance   -  
Copyright © africanews
JOHN WESSELS/AFP or licensors

Sénégal

Au Sénégal, l’armée revendique la prise de bases rebelles en Casamance. Ce mardi, l’armée sénégalaise a indiqué avoir récupéré des armes lors d’une offensive lancée fin janvier avec le soutien de la Guinée Bissau.

Des cantonnements appartenant au Mouvement des Forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont été capturés après des tirs d’artillerie et un assaut terrestre. Les alentours de ces "bases" étaient ponctués de surfaces calcinées, des traces des combats selon les officiers sénégalais.

Aucun bilan fiable n’est disponible sur d’éventuelles pertes humaines de part et d’autre. Les officiers sénégalais n'ont pas dit non plus combien de temps l'opération lancée le 26 janvier durerait encore. Après des années de situation de "ni guerre ni paix" dans cette région fertile et enclavée, l'opération a été déclenchée à la suite "d'exactions" commises contre les populations par les rebelles, ont dit les officiers.

Depuis 1982, le MFDC mène une rébellion armée dans cette région du nord du Sénégal séparée par la Gambie. Des tractations de paix avaient été relancées après l'arrivée au pouvoir en 2012 du président Macky Sall. Celles-ci n’avaient pas abouti à un accord pour mettre un terme à un conflit qui a fait des milliers de victimes civiles et militaires, ravagé l'économie et poussé de nombreux habitants à fuir. Début 2018, 14 hommes ont été tués près de Ziguinchor, l'armée sénégalaise ayant depuis interpellé une vingtaine de suspects, qui attendent toujours d'être jugés.

La Guinée-Bissau a longtemps été accusée de servir de base arrière aux rebelles, voire de leur procurer des armes. Un allié du président sénégalais Macky Sall, Umaro Sissoco Embalo, a accédé à la présidence de la Guinée-Bissau en 2020.

Les officiers ont admis que les rebelles disposaient d'autres "bases" dans la région.

Voir plus