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L'Ethiopie accorde à l'ONU un accès humanitaire illimité au Tigré

Des réfugiés éthiopiens attendant une distribution de nourriture dans le camp d'Oum Raquba au Soudan.   -  
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YASUYOSHI CHIBA/AFP or licensors

Ethiopie

Après quatre longues semaines de conflit au Tigré, le gouvernement éthiopien a finalement autorisé un accès humanitaire "sans restriction" des Nations Unies aux régions gérées par le gouvernement au Tigré, ainsi que les zones frontalières des régions Amhara et Afar. Une aide essentielle pour les dizaines de milliers ayant fuit les combats vers le Soudan voisin.

"Tout mes enfants sont malades parce qu'ils ne sont pas habitués à la nourriture que nous avons ici. Avant nous nous en sortions, mon mari travaillait dans une banque et moi dans un supermarché. Maintenant nous avons tout laissé derrière nous et nous sommes venu ici. Nous n'avons pas d'argent ou quoi que ce soit. Et mes enfants ont besoin d'aide" s'exclame Otaaside Otimora, dans le désormais célèbre camp d'Oum Raquba, où les réfugiés affluent depuis le début du conflit.

"Nous n'avons pas de couvertures, pas de matelas, pas d'eau ni de nourriture!" explose de colère Solomon Gabriel, qui a lui aussi trouvé refuge à Oum Raquba. "Nous avons l'impression de vivre dans des buissons. Notre pays était calme. Nous avons quitté nos maisons, nos vaches et notre nourriture. Tout a été confisqué par les soldats et nous n'avons plus rien. Nous avons très faim et nous n'avons plus le choix aujourd'hui".

Dans les camps de réfugiés, le rationnement de la nourriture et les longues files d'attente ont placé de nombreuses personnes dans des conditions extrêmement compliquées. Mais la situation au Tigré pourrait être encore plus critique.

Le Haut Commissariat pour les Réfugiés avait alerté sur la situation critique des réfugiés au Tigré

Depuis le 4 novembre, l'approvisionnement de la région est au point mort. Avant le conflit environ 600.000 personnes - dont 96.000 réfugiés érythréens vivant dans quatre camps - y dépendaient totalement de l'aide alimentaire pour se nourrir au Tigré, et un million d'autres bénéficiaient d'un "filet de sécurité" alimentaire. Les travailleurs humanitaires devront désormais mesurer l'étendue des dégâts.

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