Angola
En Angola des manifestations antigouvernementales ont été fortement réprimées.
Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles et utilisé des gaz lacrymogènes contre des jeunes manifestants dans la capitale Luanda, en marge de la fête nationale.
Des rassemblements contre le taux élevé de chômage, le coût de la vie et la corruption étatique se succèdent depuis plusieurs semaines. Les protestataires, soutenus par l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA), le principal parti d'opposition, demandent également la tenue d'élections locales reportées à cause de la pandémie de coronavirus.
"Depuis 1975, le Mouvement populaire de libération de l'Angola qui est au pouvoir ne fait que tuer des Angolais. Il y a de la misère et de la famine. Nous manquons d'eau, de lumière et d’autobus. Aujourd'hui est un autre exemple de cela. Les gens sont dans une mauvaise passe, ils sont désespérés", déclare Osvaldo Pereira
"Ce sont les vrais voleurs. Le gouvernement angolais est un bandit. Tout le monde le sait, même les bébés", clame Conceicao Manuel de Oliveira.
La déception a enflé ces derniers mois contre le gouvernement de Joao Lourenco, qui tarde à se débarrasser de la corruption et relancer l'économie.
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