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Interrogations et scepticisme avant le référendum

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Algérie

Le président, Abdelmadjid Tebboune, espère insuffler un nouvel élan à l'Algérie à travers une série de réformes qui seront soumis à un référendum le 1er novembre prochain. 

Dans un contexte de crise économique profonde, les Algériens semblent pourtant très sceptiques sur la capacité du gouvernement, qualifié par ses opposants d’anti-démocratique et de corrompu, à changer leur quotidien.

Dans les rues de la capitale, la population est plutôt pessimiste : _"Je pense que ce référendum est tout simplement illégal parce que ceux qui l'organise sont eux-mêmes illégitimes. Le vrai référendum est celui qui a lieu lors des manifestations contre le pouvoir" explique un artiste et activiste algérois. _

Un peu plus loin, une employée d'un média national confirme : "nous voulons une nouvelle Algérie, au sens large, pas de cette Algérie que nous avons aujourd'hui et qui au final est pire que celle d'avant Tebboune. Pour moi, il n'est pas question de participer au référendum sur la constitution si nous n'avons pas de garanties sur nos libertés. "

Un employé dans le secteur du numérique est tout aussi sceptique : "nous espérions que cette réforme constitutionnelle et le référendum prévu le 1er novembre seraient une opportunité pour le régime d'aller vers un réel changement et de créer une autre Algérie. Mais, comme on l'a vu, il n'y a pas de différence majeure entre la constitution de Bouteflika et celle de Tebboune."

Le nouveau président algérien s'est pourtant engagé à réviser la constitution et lancer son pays dans ce qu'il promet "comme la nouvelle République". Les partis d'opposition,  qui soutiennent les manifestations anti-gouvernementales, sont pour le moment divisés entre l'appel au vote et le boycott du référendum.

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