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Bénin : ouverture du procès en appel du journaliste Ignace Sossou

Bénin : ouverture du procès en appel du journaliste Ignace Sossou

Bénin

Condamné à 18 mois d’emprisonnement ferme pour « harcèlement », le journaliste béninois Ignace Sossou va être jugé en appel ce mardi. La société civile réclame sa libération immédiate.

La peine sera-t-elle reconduite, annulée ou alourdie ? C’est, en tout cas, ce que devrait révéler le procès en appel d’Ignace Sossou qui s’ouvre ce mardi 5 mai après le report du 28 avril dernier à la demande de l’accusation qui exigeait du temps pour « étudier de nouvelles pièces apportées par les avocats du journaliste ».

Agent du site Bénin web TV, et collaborant avec plusieurs collectifs dont le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et le Réseau 3i (Initiative, Impact, Investigation), le journaliste d’investigation avait été condamné en décembre dernier pour « harcèlement par le biais de moyens de communications électroniques », selon son avocate, Me Prisca Ogoubi.

La veille de son arrestation, le 19 décembre, Ignace Sossou avait posté sur ses pages Facebook et Twitter des propos attribués au procureur de la République Mario Metonou, intervenant lors d’une conférence organisée à Cotonou par l’agence française de développement média (CFI) pour débattre des « fake news ».

>>> LIRE AUSSI : Bénin : un journaliste condamné à 18 mois ferme pour harcèlement

Des propos rejetés par le procureur qui avait jugé que ses paroles avaient été sorties de leur contexte.

Insuffisant toutefois pour convaincre des ONG de défense des droits de l’homme qui évoquent une atteinte à la liberté de la presse. « Les débats du procès en appel du journaliste Ignace Sossou reprennent ce matin à la Cour d’appel de Cotonou après un premier report.
Il est important de rappeler que le procès doit déboucher sur la libération sans condition du journaliste qui n’a fait que son travail », a écrit Amnesty International sur sa page Twitter.

Ce procès se déroule dans un contexte de grave crise politique qui frappe le pays d’Afrique de l’Ouest depuis les législatives d’avril 2019. Cette crise est marquée entre autres par des arrestations, répressions dans le sang de manifestations de partisans de l’opposition.

Des observateurs dénoncent un virage dictatorial du président Patrice Talon, alors que son pays a chuté de la 96è en 2019 à la 113è place cette année dans le classement RSF sur la liberté de la presse.

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