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Coopération : nouveau plan de l'UE pour l'Afrique

Coopération : nouveau plan de l'UE pour l'Afrique

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Que faire face à l’inexorable avancée de la Chine, de la Russie et des États-Unis en Afrique ? En tout cas, l’Union européenne dit avoir une nouvelle « stratégie globale » au profit du continent.

« Le regard de l’Europe est tourné vers l’Afrique – un regard nouveau, empli d’ambition », a tweeté lundi Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne.

Des mots qui résument à eux seuls la « nouvelle stratégie globale » de l’UE avec l’Afrique pour que les relations soient davantage parfaites avec le continent.

Selon le comité exécutif de l’UE, des consultations entre les 27 et les pays africains devraient avoir lieu ces six prochains mois. Elles porteront sur plusieurs domaines dont le développement de l‘économie numérique, la croissance économique et l’emploi, la sécurité et la bonne gouvernance et les questions liées à l’immigration.

Une manière de renforcer son statut de premier partenaire du continent, car les échanges avec l’Afrique représentaient 235 milliards d’euros (269 milliards de dollars) en 2018, soit près du double de celui de la Chine avec l’Afrique et environ cinq fois celui des États-Unis.

Un statut pourtant mis à rude épreuve par la Chine, les États-Unis et la Russie davantage offensifs quant à la conquête sur tous les plans ou presque, de l’Afrique dont la population (plus de 1,2 milliards, données de 2016) pourrait doubler à l’horizon 2050.

Toutefois, pas question pour l’UE de reculer. « Nous n’avons pas de complexe d’infériorité. Nous sommes impliqués et nous allons continuer à l‘être et notre présence s’accompagnera sans aucun doute non seulement d’investissements, mais aussi de la volonté d‘être partenaires dans le développement politique, économique et culturel de l’Afrique », a précisé Josep Borrell.

Mais quid de la réceptivité à cette nouvelle stratégie des dirigeants africains à la recherche de partenariats « gagnant-gagnant » ? Là, pourra être le véritable problème.