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RDC : reddition d'un autre chef rebelle dans le Sud-Kivu (médias)

RDC : reddition d'un autre chef rebelle dans le Sud-Kivu (médias)

République démocratique du Congo

<p><strong>Il vient de déposer les armes. Le « général » Shukuru Kawaya, chef de la milice Raia Mutomboki Shukuru opérant dans la province du Sud-Kivu à l’est de la <span class="caps">RDC</span> s’est rendu aux forces de sécurité régulières du pays, rapportent des médias locaux.</strong></p> <p>Selon les mêmes sources, cette reddition est consécutive à une vaste entreprise de sensibilisation menée ces derniers mois par les Forces armées de <span class="caps">RDC</span> (<span class="caps">FARDC</span>). « Le général auto proclamé a décidé de quitter la brousse et les services de sécurité ont été avisés pour le récupérer à Meshere aujourd’hui (lundi 30 septembre, <span class="caps">NDLR</span>) à quelque 28 Kilomètres du centre Bulambika et sont montés tous à Bulambika », a expliqué le colonel Doms cité par le site Laprunellerdc.info.</p> <p>L’organe indique également que l’officier avait brandi la menace d’opérations militaires en cas de refus de reddition.</p> <p>Le « général » Shukuru Kawaya est le deuxième chef de Raia Mutomboki Shukuru à déposer les armes après la capitulation en mars dernier de Raymond Kabishula avec une quarantaine d‘éléments ainsi que d’autres groupes armés dont les Maï-Maï, une milice formée par le gouvernement pendant la « Deuxième guerre du Congo » (1998-2003) pour résister à l’invasion de groupes rebelles soutenus par le Rwanda.</p> <b> >>> <span style="color:#d1420a;"><span class="caps">LIRE</span> <span class="caps">AUSSI</span></span> : <a href="https://fr.africanews.com/2019/03/06/rdc-des-fruits-de-la-sensibilisation-de-l-armee-a-l-endroit-des-groupes-armes/"><span class="caps">RDC</span> : des fruits de la sensibilisation de l’armée à l’endroit des groupes armés</a> </b> <p>Créé en 2013, d’après des <span class="caps">ONG</span>, le Raia Mutomboki Shukuru est une milice qui dit lutter contre l’occupation des terres arables par le parc national Kahuzi-Biega (<span class="caps">PNKB</span>) situé entre les provinces du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et du Maniema à l’extrême est de la <span class="caps">RDC</span>.</p> <h2 style="font-size:16px;">Réinsertion</h2> <p>Et depuis sa naissance, ce groupe armé est une véritable machine à terroriser et à tuer. De 2017 à nos jours, plus de 52 assassinats y compris d’innombrables cas de viols et pillages ont été commis par Raia Mutomboki Shukuru, d’après des organismes dont Kivu Security.</p> <blockquote class="twitter-tweet"><p lang="fr" dir="ltr">Le “général” <a href="https://twitter.com/hashtag/Shukuru?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#Shukuru</a> Kawaya, chef des Raia Mutomboki Shukuru, s'est rendu à l'armée congolaise hier à Bulambika (<a href="https://twitter.com/hashtag/Kalehe?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#Kalehe</a>/<a href="https://twitter.com/hashtag/SudKivu?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#SudKivu</a>). Depuis mai 2017, son groupe a été impliqué dans 33 incidents recensés par le <span class="caps">KST</span> et fait au moins 52 victimes. <a href="https://twitter.com/hashtag/RDC?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#RDC</a> <a href="https://t.co/VKLy6ElOQS">pic.twitter.com/VKLy6ElOQS</a></p>— Kivu Security (@KivuSecurity) <a href="https://twitter.com/KivuSecurity/status/1179037718107410433?ref_src=twsrc%5Etfw">October 1, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> <p>Satisfaite de cette série de redditions observée depuis l’investiture en janvier dernier de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême, la société civile pose toutefois le lancinant problème de leur réinsertion, censée être l’alternative durable et efficace à leur cynique besogne.</p> <p>« Nous demandons au gouvernement congolais de bien encadrer ceux qui se rendent et procéder urgemment au désarmement, démobilisation des éléments <span class="caps">CNRD</span>/FDLR qui sont dans les hauts plateaux de Bunyakiri. Au besoin les rapatrier chez eux au Rwanda. Ils sont à la base de la naissance de plusieurs groupes armés dans la zone et de la persistance de l’insécurité », a réclamé Didier Kitumaini, président de la société civile de la ville de Bunyakiri, à l’extrême nord du Sud-Kivu.</p>
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