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RDC : le FCC en mode chantage ?

RDC : le FCC en mode chantage ?

République démocratique du Congo

Visiblement sûr et certain d’occuper tous les postes du bureau exécutif du Sénat, le Front commun pour le Congo (FCC) en appelle à l’organisation rapide de l‘élection.

Les membres du Front commun pour le Congo (FCC) étaient en réunion lundi 15 juillet à Kinshasa. Dans le communiqué final rendu public après ces retrouvailles, la plateforme de l’ancien président de la RDC Joseph Kabila a formulé deux exigences.

D’abord la tenue du scrutin en vue de la mise en place du nouveau bureau exécutif du Sénat. Un bureau qui sera composé presque à 100 % de membres du FCC au regard du ticket présenté par les 21 partis de la coalition.

En dehors du rapporteur adjoint qui est à pourvoir, tous les six autres postes seront occupés par les membres du FCC dont Alexis Thambwe Mwamba qui présidera aux destinées de l’institution s’il est élu.

Effectivement, selon toute vraisemblance, l’actuel ministre de la Justice et ses camarades devraient être élus sans ambage, car au Sénat, le FCC compte 95 sièges contre 3 pour Cap pour le changement (CACH) du président Félix Tshisekedi et 7 pour Lamuka, la plateforme de l’opposition.

Conscients de cette autre victoire, – le FCC dirige l’Assemblée nationale – le groupement de l’ancienne majorité au pouvoir demande ainsi au Sénat de procéder dans l’immédiat à l’organisation du vote pour la mise en place du bureau exécutif du Sénat.

Tout-puissant FCC

Il y a ensuite le cas de l’ancien membre du FCC, Modeste Bahati, président de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et Alliés (AFCDC-A). Lui qui a quitté la plateforme pour briguer la tête de la deuxième chambre du Parlement. Une manière aussi de dénoncer l’attitude du FCC que des observateurs jugent trop léonine.

Ayant « pris acte » de la décision de Bahati, les camarades de Kabila demandent aux membres des partis de l’AFCDC-A d‘élucider leur position. Quant aux partisans de AFCDC-A occupant des postes « grâce » au FCC, ils sont appelés à « se déterminer vis-à-vis du nouveau leadership de ce regroupement » dans un délai de 7 jours. Auquel cas, « le FCC en tirera toutes les conséquences politiques ».

Difficile pour l’instant de savoir ce qu’il en adviendra politiquement. Une chose est néanmoins sûre : ce qui ressemble à une forme de chantage est une manière pour le FCC de réaffirmer sa toute-puissance au sein des institutions et de la classe politique congolaises. Et ça ne fait que commencer.

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