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Egypte : une exposition de couvercles d'égouts

Egypte : une exposition de couvercles d'égouts

Egypte

La société égyptienne est en pleine évolution. Malgré tout, certains artistes essaient de concilier l’histoire passée à celle d’aujourd’hui.

C’est le cas de l’artiste Salma Nassar, enseignante assistante à l’université américaine du Caire. Cette dernière a créé une archive de couvercles d‘égouts photographiés dans certains des principaux districts de la capitale. Ses découvertes l’ont amené à créer un concept qu’elle intitule le service d‘égout. Les quartiers ont été choisis pour leur homogénéité architecturale, et pour la plus grande probabilité que leurs habitants partageaient une position de classe similaire.

A travers cette exposition, l’artiste veut remettre au gout du jour les différents développements sociaux du Caire au cours du dernier siècle.

“Cela remonte à l’histoire de la personne qui s’est vu confier le service d’assainissement – pour qui le service a été planifié et exploité pour la première fois. Ce privilège a été accordé pour la première fois aux 100 000 habitants du Caire à cette époque. 50 000 d’entre eux étaient des étrangers et 50 000 autres étaient de riches égyptiens. La priorité a donc toujours été accordée à la classe supérieure.”

Selon Nassar, le plus ancien couvert d‘égout présenté à l’exposition remonte à 1914, en raison de la gravure du drapeau égyptien khédivial se trouvant dessus.

“Beaucoup de ces couvercles d‘égout ont une histoire et ils sont datés. Certains d’entre eux datent de l‘époque des Britanniques ou de l‘époque où les Arabes sont venus en Inde. J’ai également vu de telles anciennes dates et compagnies [en Inde]. C’est vraiment un excellent exercice de travail.”

L’exposition de l’artiste met l’accent sur les cartes produites tout au long de ses recherches, des cartes qui, selon elle, sont des “documents politiques”, des “armes de développement” et des “sources de connaissances.”