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Congo : la RN1 concédée, d'autres routes en souffrance

Congo : la RN1 concédée, d'autres routes en souffrance

Congo

Au Congo, la route nationale numéro 1 reliant Brazzaville, la capitale à Pointe-Noire la deuxième ville du pays sera désormais exploitée par des concessionnaires. Et les autres voies en délabrement ?

Le président Sassou procède ce vendredi 1er mars au lancement officiel de la mise en concession de la route nationale Brazzaville-Pointe-Noire. D’après des médias congolais, la cérémonie aura lieu dans le district d’Ignié à quelque 50 kilomètres au nord de Brazzaville.

La RN1 sera exploitée à partir de ce jour, par l’entreprise française « Egis International » et la chinoise « China State construction engineering corporation » pour avoir remporté l’appel d’offres lancé en 2016 par l‘État congolais.

Les deux concessionnaires géreront ainsi les postes de péage et se chargeront de l’entretien de la voie. Longue de 535 kilomètres, la RN1 a été construite en deux phases. La première qui a couvert le tronçon Pointe-Noire-Dolisie (170 kilomètres) a été lancée en 2007 et s’est achevée en 2011. Le deuxième tronçon de 375 kilomètres avait démarré en 2011 pour s’achever en 2016.

La RN2 en route pour la disparition ?

D’après des chiffres des autorités congolaises citées par des médias locaux, le trafic qui était prévu de 3 000 véhicules serait aujourd’hui de près de 6 000 véhicules par jour.

Mais, si la RN1 jouit d’une très bonne santé, de nombreuses routes congolaises sont dans un très piteux état. Le cas de la RN2 ou route du Nord qui relie Brazzaville à la ville de Ouesso à quelque 830 km au nord. Ayant perdu tout son macadam à certains endroits, cette voie semble aujourd’hui aux antipodes de la « stratégie de développement économique du Congo ».

Sans oublier la route Dolisie-Mbinda au sud-ouest. Longue de près de 330 kilomètres et non goudronnée, cette route n’est plus praticable depuis des lustres à partir de Makabana. Ainsi, dans un contexte où le chemin de fer, unique moyen sûr d’accès dans la zone est en cessation d’activité en raison de mouvements d’humeur des travailleurs du fait des arriérés de salaire, les populations ont toutes les peines du monde surtout que dans cette partie du Congo, la plupart des infrastructures sociales sont presque à l’arrêt.


Route Mbinda-Dolisie

En proie à une grave crise économique imputable en grande partie à la chute drastique des coûts des matières premières dont le pétrole (plus de 80 % du budget national), le Congo peine visiblement à réhabiliter ces ouvrages.

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