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Améliorer la zone de libre-échange en Afrique

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L’Union africaine et l’Initiative AfroChampions ont publié leur feuille de route qui vise à promouvoir la Zone de libre-échange sur le continent africain.

Le département en charge du Commerce et de l’Industrie de l’initiative AfroChampions, devient ainsi une plate-forme d‘échange officielle entre le secteur privé africain et les dirigeants de l’Union africaine.

Ce partenariat donnera à l’UA l’opportunité de sensibiliser les entrepreneurs africains sur les CFAT tout en leur permettant de tirer parti de la plateforme AfroChampions pour proposer leurs différentes idées.

Alpha Sy, PDG de SY investment nous éclaire d’avantage dans cette édition.

Comment est-ce que un partenariat public-privé peut-il concrètement permettre la mise en place effective d’une zone de libre échange en Afrique ?

Le privé doit bénéficier et bénéficiera de cette zone de libre-échange continentale, que ce soit en accompagnement des politiques publiques.

Nous aiderons à faire la promotion, pays par pays, dans le cadre des discussions que nous avons avec des organisations patronales, avec des syndicats, en leur expliquant quels avantages cette zone de libre-échange va présenter.

ça, c’est le secteur privé qui est capable de l’expliquer, qui est capable de le matérialiser.

Après nous avons aussi, dans le cadre d’AfroChampions, un centre de recherches basé à Accra où nous avons par exemple aujourd’hui un index sur les fonds souverains africains que nous présentons et qui explique l’impact que ces fonds souverains peuvent avoir sur un marché africains.

Il y a plusieurs initiatives que le privé a essayé de prendre pour accompagner la zone de libre-échange continentale.

À cet égard, quel peut être l’apport d’une institution comme l’Afreximbank, la banque d’import-export africaine ?

Effectivement les institutions financières sont importantes parce que comme on dit, le nerf de la guerre c’est les financements.

Le commerce intra-africain ne devenir une réalité que lorsqu’il y aura des infrastructures qui permettront de porter ce commerce-là.

Afreximbank s’est engagée à porter le développement des infrastructures africaines en général, mais aussi à promouvoir le développement d’infrastructures qui permettront de développer ce commerce-là. Je vais vous donner un exemple.

Aujourd’hui on sait qu’un élément important d’intégration serait les voix ferroviaires. Avec Afreximbank, on est en train de regarder comment est-ce qu’au niveau continental, on peut mettre en place une stratégie qui permette le développement d’infrastructures ferroviaires qui couvriraient aussi bien l’ouest, l’est, que le centre et le sud de l’Afrique.

L’initiative AfroChampions qui est une initiative qui promeut le partenariatpublic-privé en Afrique vient de lancer la campagne AfricaPassportNow! Est-ce à dire que la libre circulation des personnes est un préalable au libre échange des biens et des services en Afrique ?

Il est clair que sans la libre circulation des personnes, il n’y aura pas de zone de libre-échange économique. Aujourd’hui vous voyez bien que quand on parle de zone de libre-échange, c’est surtout les biens et les services qui vont être concernés. Pour pouvoir échanger dans les services, il faut que les gens puissent aller librement d’un pays à un autre. ça c’est effectivement un sujet très important.

C’est la raison pour laquelle nous pensons que le passeport africain doit être mis en place.

Ce serait une avancée stratégique pour l’intégration, et ce sera une avancée stratégique pour faire des affaires, pour l’innovation également, ce serait une avancée stratégique puisque ça permettrait la diffusion d’innovations d’un pays à un autre. Ensuite, on pourrait travailler à réduire la fuite des cerveaux qu’on connait aujourd’hui en Afrique puisqu’on aurait la possibilité pour les jeunes universitaires de passer d’une université à une autre en Afrique.