Niger
Arrêtés depuis 2015 pour atteinte à la sûreté de l’Etat, la vingtaine de civils et militaires comparaissent aujourd’hui devant le tribunal militaire de Niamey pour répondre des faits qui leur sont reprochés.
Le procès a lieu dans l’amphithéâtre de la Gendarmerie nationale de la capitale nigérienne. Les prévenus sont une vingtaine. Parmi eux, neuf officiers des forces armées nigériennes dont général Salou Souleymane, ancien chef d’État-major des Forces armées nigériennes, du colonel Idi Na Haoua, commandant de la base aérienne de Niamey à l’époque des faits, le commandant Narey Maidoka, chef du 1er bataillon d’artillerie de Tillabéri et le lieutenant Hambally ainsi que des civils.
Ils devraient éclairer l’opinion sur une affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat qui date de 2015. Selon le ministre de la Défense de l‘époque Hassoumi Massaoudou, ces militaires et civils projetaient de faire un coup d’Etat afin de destituer le président Issoufou Mahamadou. « Ils avaient projeté de mener leur action le 18 décembre (2015, Ndlr) », avait expliqué le ministre de la défense. « Nous avons suffisamment de preuves », avait renchéri Hassoumi Massaoudou.
Des preuves que les services de renseignements auraient obtenues pour avoir suivi pendant plus d’un mois les présumés putschistes par le biais de certains militaires « loyaux ».
Mais, les accusés ont toujours nié les faits. L’audience de ce lundi devrait ainsi aider à mettre en lumière ce qu’il s‘était réellement passé en décembre 2015.
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