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Le Fida recommande un plus grand intérêt au secteur rural en Afrique de l’Ouest et centrale

Le Fida recommande un plus grand intérêt au secteur rural en Afrique de l’Ouest et centrale

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<p><strong>Le Fonds international de développement agricole (Fida) publie son rapport 2016 dans lequel une étude explique que le développement rural est « incontournable » pour réduire la pauvreté en Afrique.</strong> </p> <p>C’est un message d’optimisme qu’envoient les auteurs de ce rapport en direction des pouvoirs publics en Afrique de l’Ouest et centrale. Un message d’optimisme, si les mesures pertinentes sont prises pour inverser la tendance actuelle du développement qui semble se focaliser à l’amélioration du bien-être dans les centres urbains. Les États et les entrepreneurs de la région doivent améliorer la productivité du secteur agricole et diversifier les sources de revenus des populations rurales. </p> <p>Selon le vice-président du Fida Michel Mordasini, l’Afrique a largement de quoi être auto-suffisante. « Il est illogique qu’aujourd’hui l’Afrique importe 35 milliards de dollars de denrées alimentaires, regrette-t-il. Le continent, et plus particulièrement l’Afrique de l’Ouest et du centre, ont le potentiel pour nourrir leur population et exporter. Et donc, pour nous c’est quelque chose qui est plutôt factuel. Pas un rêve non ! »</p> <p><strong>Un frein à la migration</strong></p> <p>Les difficultés de l’Afrique pour relever son agriculture ne se trouvent pas dans l’absence d’efforts. Au contraire, les populations s’intéressent de plus en plus au secteur. Seulement, l’extension des surfaces cultivées et l’accroissement de la main d’œuvre n’entraînent pas le gain de productivité escompté. Pour Benedict Kanu, expert agriculture de la Banque africaine de développement, « il n’y a aucune chance que l’agriculture africaine se transforme en n’utilisant que la houe ». </p> <p>Au-delà de l’incidence sur les déterminants macro-économiques, M. Kanu souligne en plus que le développement du secteur rural en Afrique de l’Ouest et centrale devrait avoir une conséquence sur la migration de la jeunesse locale. Celle-ci serait alors moins encline à se lancer à l’assaut des villes ou de la Méditerranée en quête de meilleures perspectives de vie.</p>