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Zimbabwe : le magnat Wicknell Chivayo et son épouse inhumés à Harare

Le lieu de l'accident d'hélicoptère qui a tué l'homme d'affaires zimbabwéen Wicknell Chivayo près de Marondera, au Zimbabwe, le 1er octobre 2026   -  
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Zimbabwe

L'homme d'affaires zimbabwéen Wicknell Chivayo, mort le 30 septembre dans un accident d'hélicoptère, a été inhumé jeudi à Harare. Le décès de ce magnat connu pour son train de vie luxueux et ses largesses médiatisées ravive les interrogations sur les écarts de richesse dans le pays.

Le magnat de 43 ans et son épouse Lucy Muteke figurent parmi les six personnes décédées dans un accident d’hélicoptère à l’est de Harare. Surnommé « Sir Wicknell », il était devenu une personnalité très connue au Zimbabwe grâce à ses dons spectaculaires : véhicules haut de gamme, importantes sommes d’argent et cadeaux offerts à des proches ou à des personnalités influentes.

Son dernier message publié sur les réseaux sociaux annonçait notamment l’achat de véhicules de luxe pour deux avocats qui l’avaient soutenu à ses débuts, accompagnés d’une enveloppe de 250 000 dollars pour chacun. Quelques semaines auparavant, il avait également offert des voitures de prestige à un célèbre prédicateur évangélique et à son épouse.

Mais derrière cette image de philanthrope, son parcours alimentait aussi les critiques. Ses liens avec le parti au pouvoir, le Zanu-PF, et avec le président Emmerson Mnangagwa ont nourri des interrogations sur l’origine de sa fortune. Sa société Intratrek Zimbabwe avait notamment obtenu d’importants contrats publics, dont un projet solaire de 170 millions de dollars.

La disparition du magnat intervient dans un contexte de fortes inégalités au Zimbabwe. Malgré une croissance économique récente portée par l’agriculture et les mines, une grande partie de la population reste confrontée à de faibles revenus et à un manque d’opportunités.

Pour certains observateurs, le contraste entre les signes ostentatoires de richesse d’une minorité et les difficultés quotidiennes de nombreux Zimbabwéens alimente un sentiment d’injustice. Une fracture résumée par l’idée de « deux économies » : celle des fortunes proches du pouvoir et celle d’une population qui peine encore à améliorer ses conditions de vie.

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