Côte d'Ivoire
Les autorités ivoiriennes ont tranché. Le navire Zimrida, longtemps bloqué hors des eaux ivoiriennes, n’est pas une bombe flottante. Ce mardi, il a finalement accosté au port d’Abidjan, avec à son bord 20 000 tonnes de nitrate d’ammonium.
Les autorités assurent : cette cargaison, utilisée pour les engrais et l’industrie minière, ne représente aucun danger pour les installations portuaires ni pour les populations. Tout serait en règle, autorisations incluses. Ce matin, une visite de presse a été organisée à bord pour rassurer les journalistes.
« Le port d’Abidjan, en particulier, est en plein essor pour les trafics, et le trafic de nitrate d’ammonium fait partie de ce phénomène croissant. Si, auparavant, le nitrate d’ammonium était principalement utilisé dans l’agro-industrie, ces dernières années, on a observé une expansion de l’industrie minière. Chaque jour, de nouvelles mines, parfois de classe mondiale, sont découvertes. Ces mines consomment une grande quantité de nitrate d’ammonium. Pour vous donner quelques chiffres : en 2023, le port d’Abidjan a manipulé 20 000 tonnes de nitrate d’ammonium. En 2024, ce chiffre est passé à 46 375 tonnes. », a déclaré Hien Yacouba Sié, directeur général du port autonome d’Abidjan.
Mais cette arrivée fait grincer des dents. Le nitrate d’ammonium reste associé à des drames comme l’explosion du port de Beyrouth en 2020.
Sur les 20 000 tonnes transportées par le Zimrida, près de 7 656 tonnes sont destinées à un client ivoirien. Une partie de l’opinion publique reste méfiante.
00:57
Zimbabwe : Mnangagwa alerte sur le climat et mise sur la transformation minière
01:11
Le Burkina inaugure sa raffinerie d’or pour renforcer la souveraineté économique
01:32
Le Niger relance son exploitation d'uranium pour attirer de nouveaux capitaux
00:51
Les USA et le Nigeria signent un accord pour renforcer les investissements miniers
00:56
AES : le Niger signe un accord pour relancer l’exploitation d’uranium
01:48
L'Afrique du Sud dévoile son savoir-faire au salon aérospatial