Tanzanie
Les élections locales en Tanzanie, cruciales pour désigner plus de 80 000 leaders locaux, sont marquées par des violences meurtrières et des accusations de fraude. Ces scrutins, qui se tiennent à un an de la présidentielle de 2024, s’annoncent comme un test pour la présidente Samia Suluhu Hassan.
Le principal parti d’opposition, Chadema, dénonce un climat de répression généralisée. Trois de ses candidats ont été tués cette semaine, dont l’un abattu par la police à Dar es Salaam. À Mkese, dans le centre du pays, un autre candidat a été tué par balle, et un troisième a succombé à une attaque à la machette près de la frontière zambienne.
La police évoque des "tirs d’avertissement" après des affrontements entre partisans du parti au pouvoir, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), et ceux de Chadema. Des accusations de fraude électorale ont également éclaté, avec des bulletins falsifiés signalés dans plusieurs régions, notamment à Kigoma, où des arrestations ont eu lieu.
Bien qu’elle ait initialement levé certaines restrictions imposées par son prédécesseur, la présidente Hassan est critiquée pour un retour à la répression contre l’opposition, à l’approche d’un scrutin présidentiel décisif.
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