Soudan
Le secrétaire général des Nations Unies a admis mercredi que l’organisation n’a pas réussi à arrêter la guerre au Soudan.
Alors que les affrontements entre des généraux rivaux se poursuivent et interrompent la trêve, Antonio Guterres a déclaré que l’ONU a été prise par surprise par le conflit, et n’a pas empêcher qu’il se produise.
"Toutes les parties doivent faire passer les intérêts du peuple soudanais en premier, ce qui signifie le retour à la paix et à un régime civil permettant le développement du pays. Nous mettons ces objectifs au centre de nos préoccupations lorsque nous nous engageons avec les parties au conflit et que nous travaillons main dans la main avec l'Union africaine et l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD)", a déclaré Antonio Guterres, Secrétaire général de l'ONU.
Ces remarques ont été formulées alors que Martin Griffiths, haut responsable humanitaire des Nations unies, se trouvait à Port-Soudan, ville de la mer Rouge jusqu'ici épargnée par les combats. Le haut responsable humanitaire des Nations unies a demandé des garanties de sécurité "au plus haut niveau" afin d'assurer l'acheminement de l'aide alimentaire dont les régions du pays ravagées par la guerre. La veille, le Soudan du sud voisin a annoncé que les parties belligérantes avaient accepté "en principe" un cessez-le-feu du 4 au 11 mai. Une annonce qui n’a pas été confirmée par les deux parties.
"Il est absolument essentiel de soutenir massivement le Tchad dans la situation actuelle. D'un autre côté, nous avons d'autres pays dans la région qui sont dans leurs propres processus de paix. L'Éthiopie est engagée dans un processus de paix. Il est absolument essentiel d'éviter tout débordement du Soudan vers l'Éthiopie", a ajouté Antonio Guterres, Secrétaire général de l'ONU.
Le haut responsable humanitaire des Nations unies a demandé des garanties de sécurité "au plus haut niveau" afin d'assurer l'acheminement de l'aide alimentaire dont les régions du pays ravagées par la guerre.
Selon l'Organisation internationale pour les migrations, près de 450 000 civils ont fui leurs foyers, dont plus de 115 000 ont cherché refuge dans les pays voisins.
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