Tunisie
Le parti d'inspiration islamiste, Ennahdha accuse les autorités tunisiennes d'intimidation après l'ouverture d'une nouvelle enquête à l'encontre de leur dirigeant, Rached Ghannouchi. D'après Ennahdha, leur chef est soupçonné d'avoir qualifié les forces de sécurité de "taghouts" lors d'un éloge funèbre filmé en février dernier. Ce terme polémique peut être traduit par tyrans.
Dans un communiqué le parti indique que cette convocation est "un nouvel épisode du feuilleton de harcèlement et d’intimidation des personnalités politiques opposées au coup d’État". D'après le parti d'opposition, Rached Ghannouchi est harcelé par la justice depuis la suspension du Parlement dont il était le président l'année dernière, par le chef d'Etat, Kaïs Saied.
Ennahdha rejette vigoureusement la politique menée par Kaïs Saied, la décrivant comme un coup d'Etat. Il s'est opposé au référendum pour la nouvelle Constitution, appelant même à son boycott et jugeant ensuite les résultats illégitimes.
Le 19 juillet, quelques jours avant la tenue du référendum, Ghannouchi a été interrogé par le pôle antiterroriste, soupçonné de blanchiment d'argent et de financement du terrorisme.
Le ministère de l'intérieur tunisien n'a pour l'instant pas réagi à ces propos.
01:01
Sao Tomé-et-Principe : l’opposition en tête des élections législatives
01:32
Maroc : un an après GenZ 212, des mères mobilisées pour leurs enfants emprisonnés
00:59
Guinée : décès de l'ancien Premier ministre Sidya Touré, figure de l'opposition
01:33
Madagascar : un an après les manifestations, la Gen Z se sent "trahie"
01:05
Sénégal : 4 mises en examen en lien avec les violences politiques de 2021-2024
01:48
Madagascar : un an après la chute de Rajoelina, la Gen Z dénonce une "trahison"