Ethiopie
Le Parlement éthiopien a retiré mercredi le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) de la liste officielle des groupes terroristes.
Cette décision marque une étape clé dans le processus de paix engagé après deux ans de conflit dans le nord du pays.
Le TPLF, qui dominait autrefois la politique éthiopienne, a été officiellement désigné comme organisation terroriste en mai 2021, soit six mois après le début de la guerre.
Malgré l'accord de paix signé entre le gouvernement fédéral éthiopien et les rebelles du Tigré, les experts de l'ONU ont déclaré mardi devant le conseil des droits de l’homme qu’ils ne mettaient pas fin à l’enquête sur des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité présumés dans cette région.
"La conclusion de l'accord de paix entre le gouvernement et le TPLF est une étape importante. La nécessité d'enquêter sur les violations commises avant et depuis l'accord de paix est plus importante que jamais pour accroître et créer une paix durable dans le plein respect des droits de l'homme" a soulignéMohamed Chande Othman, Président de la Commission d'experts en droits de l'homme sur l'Ethiopie.
Si son mandat a été renouvelé en septembre dernier, la commission d'experts en droits de l'homme sur l'Ethiopie****avait déjà émis un premier rapport déclarant avoir des preuves de violations généralisées commises par toutes les parties depuis le début des combats en 2020.
Selon les termes de l'accord de paix signé à Pretoria, capitale de l'Afrique du Sud, le TPLF a accepté de désarmer en échange du rétablissement de l'accès au Tigré, qui avait été largement coupé du monde extérieur pendant la guerre.
Depuis l'accord, les services de base et les livraisons d'aide ont repris dans une certaine mesure au Tigré, qui a été confronté à de graves pénuries de nourriture, de carburant, d'argent et de médicaments.
L'accès à cette région de six millions d'habitants reste limité et il est impossible de vérifier de manière indépendante la situation sur le terrain.
Le conflit a éclaté lorsque le TPLF a attaqué des installations militaires, déclenchant une offensive majeure du gouvernement d'Abiy Ahmed avec le soutien de l'Érythrée.
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