Belgique
La dissolution du Front national pour la défense de la constitution prononcée le 6 août par la junte militaire au pouvoir en Guinée passe mal. Dimanche, à Bruxelles, des centaines de Guinéens ont manifesté devant le siège de l'Union européenne contre cette décision.
Les manifestants tentent ainsi d'obtenir le soutien de la communauté internationale afin de sauver le FNDC, coalition de partis, syndicats et organisations de la société civile, fer de lance de la contestation à Conakry.
"Le FNDC ne peut pas disparaître, c'est clair. Ce n’est pas possible. Nous sommes dans un procès démocratique, il faut des mouvements comme ça, il faut les partis politiques, il faut un contre-pouvoir, n'est-ce pas ? Le FNDC ne va pas disparaître parce que c'est en fait un état d'esprit. Alors, on va essayer de dire ici aux autorités que non, ça ne va pas en Guinée, non il y a une trahison. Ils ne viennent pas pour la démocratie, ils viennent pour confisquer le pouvoir, et même la liberté, en fait, des personnes.", a expliqué Naby Laye Camara, membre de la société civile guinéenne.
"La patrie ou la mort" ont lancé les organisateurs de la manifestation à Bruxelles, . Les opposants ont demandé le départ du colonel Mamady Doumbouya, qui a renversé le 5 septembre 2021 Alpha Condé.
Le FNDC semble avoir donné du tournis aux dirigeants après des manifestations organisées les 28 et 29 juillet, qui ont fait cinq morts. La Coalition maintient du reste une nouvelle manifestation prévue mercredi en Guinée. Engageant de facto un bras de fer avec les militaires signataires de son acte de décès.
00:59
Kenya : 4 morts lors des manifestations contre les prix des carburants
01:45
Kenya : manifestations et grève des transports contre la hausse du carburant
01:03
Cap-Vert : le principal parti d'opposition remporte les législatives
02:15
Côte d'Ivoire : Laurent Gbagbo dénonce l'incarcération de militants politiques
01:13
Madagascar : l’opposition réclame la destitution du colonel Randrianirina
Aller à la video
Tchad : l’opposition dénonce une réduction inquiétante des libertés politiques