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Le festival équestre de Durbar célébré dans le nord du Nigeria

Un cheval paré pour le Durbar   -  
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Nigéria

À Bida, au centre du Nigeria, les festivités de l’Aïd sont l’occasion pour certains de célébrer une pratique ancestrale dans la région : la parade à cheval. C’est le festival Durbar.

La fête équestre a lieu dans plusieurs États, en particulier dans le nord, où la population est majoritairement musulmane. Elle commence par des prières, suivies d'un défilé d'hommes vêtus de tenues traditionnelles, sur leurs chevaux, qui eux aussi sont habillés pour l’occasion. Ces dizaines de cavaliers sont venus de différentes régions du pays.

"Depuis plusieurs années, je monte à cheval dans de nombreuses villes autour de nombreux émirats (royaumes locaux) où l'on pratique le barikin. Je suis le cavalier numéro un ici dans le royaume Nupe depuis cinq ans, et la dernière fois que je suis allé monter à cheval à Sokoto, j'ai gagné plusieurs cadeaux", explique Muhammad Zango.

Cette parade est organisée deux fois par an dans les grandes villes du nord du pays. Une première fois lors de la fin du ramadan. Une seconde au cours de la célébration de l'Aïd al-Adha, la plus importante fête de l'islam, appelée aussi la «fête du sacrifice».

"Aujourd'hui, en particulier, nous l'appelons le jour du Barikin, il signifie la fin de la période festive de Sallah (Eid al Adha) qui dure depuis plusieurs décennies. Pendant la période coloniale, il y avait un ordre selon lequel l'émir emmenait un cheval de son palais aux résidents des maîtres coloniaux de l'époque, pour leur rendre hommage, vous savez, dans le cadre des festivités. Et cela dure depuis l'époque coloniale", explique Alhaji Mustapha Abubakar-Bida, cavalier.

Avec le Durbar, une partie de la population nigériane commémore cette époque ancestrale où il fallait protéger l’émirat du nord. Aujourd’hui ces émirs, chefs traditionnels, n’ont plus aucun pouvoir légal, mais continuent d’inspirer le respect.

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