République Centrafricaine
L'heure est aux débats contradictoires à la Cour Pénale Spéciale (CPS) Centrafricaine, après avoir entendu pour la première fois les accusés de crimes de guerre, et de crime contre l'humanité lundi.
Les trois prévenus sont venus à la barre pendant plusieurs heures, afin de donner leur version des faits sur les massacres perpétués dans les villages de Lemmouna et Koundjili en 2019.
"Ce que j'ai retenu pour aujourd'hui, c'est qu'ils essaient de se jeter un peu la pierre les uns aux autres - que je n'étais pas là, que j'étais arrivé, que je n'ai pas assisté, que je n'ai pas tiré, que je n'ai pas fait ça", a déclaré Claudine Bagaza Dini, avocate des plaignants.
Les membres de la milice des 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) ont minimisé leur implication, rejetant la responsabilité des crimes sur le chef du groupe, Sidiki Abass.
"Je demande pardon à tous les Centrafricains", a déclaré Issa Sallet Adoum, l'un des prévenus."C'est une accusation, mais quand votre supérieur hiérarchique vous donne un ordre, vous devez obéir."
Créé en 2015 avec le soutien des Nations Unies, la Cour Pénale Spéciale est composée de magistrats nationaux et internationaux. Elle est chargée de juger les crimes de guerre commis en République Centrafricaine depuis 2003, dont les massacres perpétué en 2019 par la milice des 3R. En mai 2019, 21 membres du groupe auraient tué 46 civils dans le nord-ouest du pays.
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