Mali
Après les sanctions économiques et diplomatiques prises à son encontre par la CEDEAO et l’UEMOA, le Mali n’a pas tardé à réagir.
Le pays a rappelé ses ambassadeurs en Afrique de l'Ouest et a décidé de fermer ses frontières avec ses voisins de la CEDEAO. Dans un communiqué lu à la télévision nationale par le porte-parole du gouvernement, les autorités maliennes ont vivement condamné cette mise sous embargo.
"Le gouvernement du Mali condamne énergiquement ces sanctions illégales et illégitimes prises à la fois par l’UEMOA et la CEDEAO, organisations pourtant fondées sur la solidarité et l'idéal panafricains, curieusement au moment où les Forces Armées Maliennes engrangent des résultats spectaculaires dans la lutte contre le terrorisme, ce qui n’était pas arrivé depuis plus d’une décennie", a déclaré le Colonel Abdoulaye Maïga.
Le pouvoir militaire a annoncé ne pas être en mesure d’organiser, comme promis, des élections en février pour rendre le pouvoir aux civils, et a demandé plus de temps. Mais face à l’intransigeance de la CEDEAO, le Mali a laissé sous-entendre que la décision des dirigeants ouest-africains serait influencée par des puissances étrangères.
"Face à toute éventualité de déploiement des forces étrangères contre notre pays, le gouvernement du Mali appelle les forces de défense et de sécurité, ainsi que la population, à redoubler de vigilance et à rester mobilisées", a expliqué le Colonel Abdoulaye Maïga.
La CEDEAO a indiqué que les sanctions à l’encontre du Mali prendraient effet immédiatement, et ne seront levées progressivement que lorsque les autorités présenteront un calendrier électoral "acceptable". La CEDEAO avait déjà pris des sanctions contre le pays il y a quelques mois, sanctions qui avaient été vivement critiquées par la population malienne.
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