Tunisie
Au lendemain de l'annonce du président tunisien de prolonger la suspension de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) jusqu'à de nouvelles élections dans un an et de proposer un référendum sur les reformes Constitutionnelles, le secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) a condamné ses décisions.
Pour les opposants de Kaïs Saied, c'est un nouveau coup porté à la démocratie.
"Est-ce que nos conflits vont tourner autour de la Constitution, des articles et autres ?", questionne Noureddine Taboubi, le secrétaire général de l'UGTT, principal syndicat tunisien. "Ce n'est pas la Constitution qui va nous nourrir. C'est vrai qu'elle va organiser notre vie future, et la vie de notre société. Elle va construire un État de droit et des institutions. Mais aujourd'hui, les gens ont faim et sont pauvres".
Quelques jours avant sa prise de parole, des représentants du G7 et de l'Union européenne avaient exhorté le pays à fixer un calendrier pour le retour aux institutions démocratiques.
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