Eswatini
Des habitants de Manzini, en Eswatini protestent contre les brutalités policières présumées alors que leur royaume est secoué par des manifestations pro-démocratie depuis deux semaines.
Elèves, étudiants, syndicats et parti politiques d’opposition entre autres, demandent le départ de leur roi, Mswati III, au pouvoir depuis 35 ans accusé de dérive autoritaire et de corruption.
"Nous condamnons l'état de brutalité dont font preuve les forces de sécurité de l'État à l'encontre des salariés qui, pour l'essentiel, manifestent pacifiquement sans aucune forme de violence. En tout état de cause, nous sommes déterminés à faire avancer les revendications des travailleurs. L'une d'entre elles est la libération des députés arrêtés et la démocratisation complète du pays afin que les citoyens puissent jouir de leurs pleins droits en tant que citoyen, et non en tant que sujets.", a déclaré Sticks Nkhambule, secrétaire de l'association des transports, en sigle SACAWU.
Alors que les élèves exigent la gratuité de l’enseignement, le régime a annoncé samedi, la fermeture des écoles.
En juin, au moins 28 personnes ont été tuées lors des manifestations à Mbabane et à Manzini, les deux principales villes du royaume enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique.
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