Eswatini
Les manifestations sont interdites au royaume d’Eswatini, mais ils étaient quand même une poignée de protestataires pro-démocratie à donner de la voix ce jeudi à Manzini, la plus grande ville du pays, sous les yeux de la police.
Dernière monarchie absolue d’Afrique, l’Eswatini est secouée depuis juin par une virulente contestation violemment réprimée.
Des manifestations pro-démocratie, menée par des étudiants, fonctionnaires, travailleurs des transports ou soignants ont conduit à un déploiement de l’armée. Des dizaines de personnes ont perdu la vie.
Samedi, au lendemain d'une visite de médiateurs d'Afrique australe, le Roi a appelé au calme et fait savoir qu’un dialogue national allait être lancé.
Mais l'opposition et la société civile ont rejeté en bloc cet appel. Elles ont dénoncé un stratagème destiné à tromper les observateurs et ont appelé à manifester contre le monarque dans tout le royaume.
Couronné en 1986, Mswati III est décrié pour sa poigne de fer et son train de vie fastueux dans un pays dont les deux tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté.
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