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RDC : Félix Tshisekedi pour une collaboration "franche" sur les abus sexuels

Le président de la RDC, Félix Tshisekedi   -  
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Eduardo Munoz/AP

République démocratique du Congo

Le président congolais Félix Tshisekedi a appelé à une collaboration judiciaire "franche" dans l'affaire des violences sexuelles commises par des agents de l'OMS en République démocratique du Congo lors de la riposte contre l'épidémie d'Ebola, a indiqué samedi une source officielle.

"Le Président de la République a lancé un appel à une collaboration franche sur le plan judiciaire entre nos instances nationales et les instances internationales qui seront chargées de faire toute la lumière sur cette affaire", a déclaré le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya à la télévision d'Etat, en lisant un compte rendu du conseil des ministres tenu la veille.

L'appel du président Tshisekedi intervient après la publication mardi d'un rapport dévastateur pour l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui établit que 21 de ses employés ont commis des violences sexuelles contre des dizaines de personnes lors de la riposte contre Ebola en RDC entre 2018 et 2020.

Le président Tshisekedi a exprimé son indignation", "condamné ces faits ignobles", mais "a tout de même salué le courage" de l'OMS pour avoir dénoncé publiquement ces crimes commis par ses agents.

La commission d'enquête indépendante a identifié 83 auteurs présumés, dont 21 étaient des employés de l’OMS.

Le rapport de cette commission, mise en place par le patron de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus après des révélations de la presse, dénonce des "défaillances structurelles" et des "négligences individuelles".

M. Tedros s'est dit "désolé" auprès des victimes et a promis des "conséquences sévères" aux responsables juste après la publication du rapport.

Vendredi, les principaux pays donateurs de l'OMS, dont les Etats-Unis et l'UE, ont exigé "l'engagement total" de l'organisation pour empêcher que se reproduisent les violences sexuelles exercées par certains de ses employés, notamment en RDC.

Fin mai, 53 pays membres de l'OMS avaient fait publiquement état de leur frustration face à la lenteur des enquêtes et le manque de transparence.

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