Egypte
Un tribunal égyptien a condamné à mort 24 membres de la confrérie des Frères musulmans accusés d'avoir tué des officiers de police dans deux affaires distinctes.
La confrérie des Frères musulmans a été déclarée "organisation terroriste" par la justice en 2013, après le bref mandat d'un an de l'un des leurs, Mohamed Morsi. Le tribunal pénal de Damanhour (nord) a inculpé jeudi les accusés de plusieurs crimes, dont un attentat à la bombe présumé contre un bus transportant des policiers dans le gouvernorat de Beheira en 2015 à l'aide d'un engin explosif artisanal.
Cette attaque a tué trois policiers et fait de nombreux blessés. L'autre affaire, jugée par le même tribunal, concerne le meurtre d'un policier en 2014.Huit des 24 accusés des deux affaires ont été jugés en leur absence. Ces condamnations peuvent faire l'objet d'appels, a indiqué la source judiciaire. En Égypte, la peine capitale pour les civils est exécutée par pendaison.
Depuis le coup d'État qui l'a mené au pouvoir en 2013, le président Abdel Fattah al-Sissi a mené une répression féroce contre l'opposition, se concentrant notamment sur les Frères musulmans dont des milliers de partisans ont été emprisonnés. En juin, la Cour de cassation avait confirmé 12 peines de mort prononcées contre des membres des Frères musulmans, dont deux leaders de la confrérie.
Plus tôt cette année, Amnesty International a dénoncé un "pic important" d'exécutions en Égypte, leur nombre ayant plus que triplé, passant de 32 en 2019 à 107 en 2020.
02:00
Brésil : un projet éducatif offre des réductions de peine de prison
01:01
Le Sénégal promulgue la loi doublant les peines contre l'homosexualité
02:07
Israël : polémique autour de la peine de mort pour les "terroristes palestiniens"
01:11
Guinée : décès de Toumba Diakité, ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara
01:22
Zimbabwe : amnistie présidentielle pour plus de 4 000 prisonniers
01:04
Zimbabwe : près de 4 000 détenus libérés dans le cadre d'une amnistie