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Sahel : réactions mitigés au début du retrait des forces Barkhane

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Alors que la France s’apprête à réduire sa présence militaire au Sahel, ses troupes sont confrontées à de nouvelles menaces sur le terrain.

Avec fin de l’opération Barkhane, décrétée par le président Emmanuel Macron, il incombera davantage aux force régionales africaines de patrouiller dans le Sahel. Et ce dans un contexte particulier alors que les djihadistes tentent d'imposer la charia dans certaines régions.

"Nous avons été témoins de la présence de l'ennemi essayant d'imposer la charia, empêchant les jeunes enfants de jouer au football, coupant les pantalons de tous les villageois, et imposant un code vestimentaire, empêchant également les filles de faire ce qu’elles veulent. Nous avons également vu des cicatrices sur les épaules et le dos des villageois qui ne voulaient pas adopter une telle loi", déclare le colonel Stephane Gouvernet, commandant de bataillon pour la récente mission française Equinoxe au Mali.

Des milliards d’euros ont été dépensés dans l’opération Barkhane. Mais certains experts avancent que Paris cherche une issue depuis des années, de par sa stratégie de gérer le problème plutôt que de consacrer les ressources nécessaires pour vaincre les djihadistes.

Degré d'insécurité

"Ici au Mali, nous combattons dans une zone qui est plus grande que la France. Donc sans moyens aériens, nous ne pouvons pas réaliser des opérations aussi profondes que celles que nous pouvons réaliser avec l'aide et le soutien des moyens aériens", avance Jérôme Statocki, commandant des hélicoptères de l'opération Barkhane

Dans la population, la crainte est toujours vive quant au degré d’insécurité, qu’importe la présence de soldats français. "Même si les Français sont encore là, les attaques et les tueries continuent quotidiennement, même avec les Français ici. Nous espérons vraiment la paix. C'est tout ce dont nous avons besoin en ce moment, la paix", explique Oumarou Moumouni, survivant de l'attaque du village de Zarma, au Niger

Après sept ans de présence, le retrait des forces françaises fait craindre un vide sécuritaire après des pics d'attaque au Niger et au Burkina Faso.