Côte d'Ivoire
A quelques heures de l’arrivée de Laurent Gbabgo en Côte d’Ivoire, le sujet est sur toutes les lèvres, comme ici à Abidjan dans le quartier populaire d’Abobo. Il y a ceux qui sont ravis par son retour après 10 ans d’absence. Il y a aussi les mécontents...Et puis il y a les victimes des violences postélectorales de 2011, qui essaient tant bien que mal de se faire une raison face à ce retour annoncé.
"Au nom de la réconciliation chez nous, il n'y a pas de problème. Donc l'arrivée de Gbagbo on l'accepte de même que celle de son fils Blé Goudé qui lui est resté qui va venir un jour", explique Mory Doumbia, qui dirige un groupe de soutien.
Issa Bokoun, une des victimes, se souvient de l’endroit exact où il a été blessé. Et il n’est pas le seul. Une autre victime Mathurin Kouassi est resté handicapé à la suite de ces violences. Il considère que justice n’a toujours pas été rendue aux victimes.
"Je dis, il est difficile de pardonner puisqu'on vit la situation. On ne fait rien, on est là. Et nous sommes victimes de cette situation. Donc nous notre souhait, c'est de trouver une solution pour qu'on puisse pardonner ou bien se pardonner tous. Mais tant qu'on ne trouve pas la solution, on ne peut pas pardonner."
Pour son retour le 17 juin, Laurent Gbagbo aura droit aux égards dus aux anciens présidents. De son côté, Charles Blé Goudé attend toujours d’obtenir son passeport.
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