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Nigeria : le journaliste « injustement » arrêté libéré

Nigeria : le journaliste « injustement » arrêté libéré

Nigéria

Le gouvernement nigérian a ordonné mardi la libération du journaliste et défenseur des droits de l’homme Omoyele Sowore arrêté par les renseignements, en dépit d’une liberté sous caution accordée par la justice.

C’est en homme libre qu’Omoyele Sowore passera les fêtes de fin d’année. La justice nigériane a décidé ce mardi de libérer le journaliste et défenseur des droits de l’homme.

L’annonce a été faite par le procureur général Abubakar Malami qui a fait bénéficier de la même mesure à un autre détenu, le colonel Sambo Dasuki. Non sans poser des conditions.

« Les deux prévenus sont tenus de respecter les conditions de leur libération sous caution et de s’abstenir de tout acte contraire à la paix publique et à la sécurité nationale ainsi que leur procès en cours qui se déroulera conformément aux lois du pays », a déclaré M. Malami.

Journaliste au site Sahara reporters, Sowore est un opposant au régime de Muhammadu Buhari. Il n’hésite pas à sortir des enquêtes mettant en lumière les défaillances de l’État et de l’armée sur son site d’information. Candidat malherueux à la présidentielle du 23 février dernier, le leader de 48 ans avait inité une manifestation dénommée « Revolution now » ou Révolution maintenant.

Mais aux yeux de la justice de son pays, plusieurs charges pèsent sur lui. Parmi ces chefs d’accusation, il y a la « trahison », « le blanchiment d’argent » et « le harcèlement contre le président de la République ».

La fin des démêlés judiciaires ?

Bénéficiant pourtant d’une liberté sous caution accordée en juin dernier, il a été arrêté récemment en pleine audience par des agents du Departement State Security (DSS, Service de la sécurité d‘État), service de renseignements du Nigeria.

>>> LIRE AUSSI : Nigeria : des agents du service de renseignements interrompent un procès

La libération de Sowore intervient après une avalanche de critiques et appels à la libération formulés par des ONG dont Amnesty International qui qualifiait cette arrestation d’illégale et injuste. Un groupe de presse a même menacé de cesser de considérer Muhammadu Buhari comme président du Nigeria au profit de son statut de général d’armée.

Quant au colonel Sambo Dasuki, il est derrière les barreaux depuis trois ans. L’ancien conseiller à la sécurité de l’ex-président Goodluck Jonathan est poursuivi pour « détention illégale d’armes » et détournement des fonds, notamment les 2 milliards de dollars décaissés dans le cadre de la lutte contre Boko Haram.

Est-ce vraiment l‘épilogue de deux feuilletons judiciaires qui ont fait couler beaucoup d’encre et de salive au Nigeria ? En tout cas, seul l’avenir nous le dira.

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