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Maroc : une coalition d'associations s'inquiète d'un "recul" des libertés

Maroc : une coalition d'associations s'inquiète d'un "recul" des libertés

Maroc

Une coalition regroupant une vingtaine d’associations marocaines s’est inquiétée jeudi d’un “recul” des droits humains dans le royaume, pointant des “abus de pouvoir”, des militants “réprimés” et des “procès inéquitables”.

“Notre pays vit un recul des droits et libertés”, affirme la Coalition marocaine des instances des droits humains dans une déclaration lue devant la presse à Rabat.  

Les militants sont “victimes de harcèlement et de répression”, exposés à des “poursuites en justice” et les associations “sous la pression des autorités”, affirme cette coalition qui regroupe des militants marocains chevronnés. 

La justice est “devenue un outil de règlements de comptes et de vengeance”, des activistes sont jugés pour “leurs opinions”, parfois de “simples commentaires publiés sur les réseaux sociaux”, s’inquiète-t-elle.  

Le texte pointe aussi le fait d’“emprisonner des manifestants pacifistes”, comme ceux du mouvement Hirak, ayant secoué en 2016-2017 la région du Rif (nord), condamnés à des peines allant jusqu‘à 20 ans de prison.

Face aux critiques, les autorités marocaines assurent régulièrement que la justice est indépendante et les procès conformes aux normes internationales.

Garantir des procès “équitables”

La Coalition dénonce par ailleurs de “nouvelles formes” de répression avec des “campagnes de diffamation lancées dans des médias aux moyens considérables, ayant accès à des informations personnelles détenues par les sécuritaires”. 

L’objectif, selon elle, est de “nuire à la réputation de ceux qui critiquent la ligne officielle de l’Etat”. Sa déclaration évoque la récente arrestation de la journaliste Hajar Raissouni, du quotidien arabophone Akhbar Al-Yaoum, et la “campagne de diffamation” dont elle a été victime. 

Placée en détention et jugée pour “avortement illégal” et “relations sexuelles hors mariage”, la journaliste de 28 ans a dénoncé une “affaire politique”. Pour Reporters sans frontières (RSF), elle est “victime de l’acharnement judiciaire contre les journalistes”.

Des organisations internationales comme Amnesty international appellent régulièrement le pouvoir à assurer la liberté d’expression et de rassemblement, cesser les arrestations et les détentions “arbitraires” et garantir des procès “équitables”.

AFP

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