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Règles IAAF : Caster Semenya plus déterminée que jamais

Règles IAAF : Caster Semenya plus déterminée que jamais

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Caster Semenya maintient son refus de se conformer aux nouvelles règles de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) sur les athlètes hyperandrogènes. Règlement en sursis après sa suspension par le Tribunal fédéral suisse.

Elle était au centre de toutes les attentions à Montreuil. Et pour sa première course depuis l’entrée en application des nouvelles règles de l’IAAF sur les athlètes hyperandrogènes, Caster Semenya n’a pas déçu. L’athlète sud-africaine a remporté mardi le 2000 m, distance qu’elle n’avait encore jamais couru. Et si son bras de fer avec la Fédération internationale a éclipsé cette performance, la position de la double championne olympique sur la question n’a pas changé. « Je ne suis pas une idiote. Pourquoi devrais-je prendre des médicaments ? Je suis une athlète pure, je ne triche pas. Alors ils devraient se concentrer sur le dopage plutôt que sur nous. Je ne vais jamais prendre des médicaments. », assène l’athlète. Comme je l’ai dit, je peux faire tout ce que je veux… Pour le moment, je ne peux pas prendre de décisions irrationnelles à cause d‘émotions ou de ce qui peut arriver. Je prends des décisions selon mes plans.», poursuit-elle.

Sans trop verser dans la polémique, la triple championne du monde refuse de se laisser abattre par la décision de l’IAAF. « Je suis concentrée sur mes performances, je n’ai pas de problème avec eux, ce sont eux qui ont un problème avec moi. C’est à eux qu’il faut poser des questions. Si des gens veulent m’empêcher de faire quelque chose, c’est leur problème, pas le mien ! », soutient l’athlète sud-africaine qui se prépare peut-être à une nouvelle reconversion en cas de confirmation des nouvelles règles de la Fédération internationale qui ne concerne que le 800 mètres. Une hypothèse que Caster Semenya n’exclut pas même si elle n’a encore pris aucune décision. « Ça dépendra, 800 m ou 2 000 m, je suis une athlète, je peux courir n’importe quelle distance. Y compris le semi-marathon. À ce jour, je ne sais pas encore ce que je vais faire. »

Je ne suis pas une idiote.

Le refuse catégorique de Francine Niyonsaba

Autre athlète visée par le règlement de l’IAAF, la championne d’Afrique burundaise Francine Niyonsaba s’est également voulue très claire. Faisant de sa déception, il n’est pas question, pour elle, de changer quoi que ce soit. « Non », a-t-elle répondu à la question de savoir si elle pourrait prendre des médicaments pour se conformer aux règles de l’instance mondiale de l’athlétisme qu’elle regrette avec beaucoup d’amertume. « Je suis triste parce que c’est une règle discriminatoire. C’est une décision qui m’a ciblée ainsi que d’autres athlètes de classe mondiale (participant) à certaines compétitions. », a regretté la championne du monde en salle, également médaillée d’argent aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016… derrière Caster Semenya avec qui elle partage la même détermination dans le combat contre ce qu’elles considèrent comme un règlement discriminatoire. Une bataille pleine d’incertitude malgré la suspension provisoire des nouvelles règles de l’IAAF par le Tribunal fédéral suisse pour le cas de Semenya.