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Tanzanie : le gouvernement appelé à adapter la loi sur la presse aux normes en Afrique de l'Est

Tanzanie : le gouvernement appelé à adapter la loi sur la presse aux normes en Afrique de l'Est

Tanzanie

Pour la Cour de justice de l’Afrique de l’Est (EACJ), les lois sur la presse en Tanzanie ne sont pas conformes aux standards en vigueur dans la sous-région.

À la demande des ONG de défense des droits des journalistes dont le Comité de protection des journalistes (CPJ), la Cour de justice de l’Afrique de l’Est (EACJ) a examiné jeudi la loi tanzanienne de 2016 réprimant des délits comme la sédition, la diffamation pénale et la publication de fausses informations. 

Mais, pour l’organe judiciaire sous-régional, la loi tanzanienne « enfreint le traité constitutif de la Communauté de l’Afrique de l’Est, un bloc économique régional dont la Tanzanie est membre ». 

L’EACJ a ordonné à la Tanzanie de « prendre les mesures nécessaires » pour mettre la loi en conformité avec ledit traité. Une décision vite saluée par la société civile. « Nous nous félicitons de la décision de la Cour de justice de l’Afrique de l’Est, qui constitue un rempart important contre la dégradation de la liberté de la presse en Tanzanie et dans la région de l’Afrique de l’Est », a déclaré Muthoki Mumo, représentant du CPJ en Afrique subsaharienne. 

Reste maintenant à Dodoma de réagir conséquemment. « Nous exhortons maintenant le gouvernement à abroger la loi controversée et à promulguer, par le biais d’un processus de réforme inclusif, une loi garantissant la liberté de la presse », a ajouté M.Mumo. 

La Tanzanie occupe la 93è place dans le classement 2018 de Reporters sans frontières (RSF). C’est en effet dans ce pays de l’Afrique de l’Est que de nombreuses atteintes à la liberté de la presse ont été enregistrées l’année dernière. Le cas de la taxe de 930 dollars pour créer un blog.
 

Il y a eu aussi des atteintes physiques. Et très souvent, c’est la police qui a été pointée du doigt. En juin dernier par exemple, un journaliste avait été copieusement battu par des policiers, parce qu’il aurait refusé « d’obtempérer », selon l’expression de Simon Sirro, un officier de police. 

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