Afrique du Sud
Les ambulanciers travaillent la peur au ventre au Cap en Afrique du Sud.
Les vols et les attaques répétés contre les ambulances ont fini par refroidir l’ardeur de nombreux urgentistes de la province.
C’est le cas de Patricia et Simphiwe. L’année dernière, ils ont été attaqués lors d’une intervention dans un quartier dangereux du Cap.
“Mon collègue était en train de conduire, nous avons reçu une brique ici, toute l’ambulance vibrait. J’ai même entendu deux coups de feu”, a confié Patricia.
Beaucoup d’urgentistes exigent désormais d‘être escortés pa la police pour intervenir dans certaines zones.
Mais le gouvernement provincial manque de moyens, et il faut parfois attendre trois heures avant qu’une escorte ne soit disponible.
“Je perds du personnel. Beaucoup d’employés se font embaucher par des entreprises privées, qui souvent ne desservent pas ces quartiers défavorisés. Ou alors ils partent dans d’autres provinces, où travailler est moins dangereux qu’au Cap”, se lamente Dr Shaheem De Vries, Directeur des services d’urgences.
Pour dissuader ces braqueurs, les escortes policières ont été généralisées lors de la plupart des interventions de nuit. Mais de nombreux ambulanciers confient n‘être guère plus rassurés sous la protection des véhicules de police
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