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L'ONU appelle l'Éthiopie à relâcher des prisonniers

Ethiopie

Le commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies, Zeid Ra’ad Al Hussein, affirme qu’il va pousser l‘Éthiopie à permettre à son agence d’enquêter sur les cas de violations des droits de l’homme lors des manifestations anti-gouvernementales dans le pays l’an dernier.

Une sortie qui fait suite à une annonce antérieure du gouvernement éthiopien qui rejette toute idée d’une enquête internationale indépendante sur les manifestations dans les régions Oromo et Amhara.
Une enquête menée par la Commission éthiopienne des droits de l’homme a indiqué que quelque 699 personnes ont été tuées dans les violences.

Le chef des droits de l’homme de l’ONU qui se trouve actuellement en Ethiopie s’est vu refuser l’accès aux régions où les manifestations anti-gouvernementales ont eu lieu. S’adressant aux médias dans la capitale éthiopienne, Zeid Al Hussein a souligné la nécessité pour l’ONU d‘être autorisée à accéder à ces informations.

Le nombre extrêmement important d’arrestations – plus de 26 000 – suggère qu’il est peu probable que des garanties de la règle de droit aient été appliquées à chaque cas”. Je crois que mon personnel devrait avoir accès aux zones touchées et je renouvelle ma demande afin que nous puissions évaluer la situation et déterminer quel soutien supplémentaire peut être accordé aux autorités, y compris les responsables de la justice. À déclaré Zeid Ra’ad Al Hussein

Le commissaire aux droits de l’homme a également appelé à un espace civique beaucoup plus large et plus libre en Éthiopie, et a demandé au gouvernement de libérer des prisonniers qui ont été arrêtés par crainte de critiques du gouvernement.

Je demande au gouvernement d’envisager, si possible, la remise en liberté d’un certain nombre d’individus dont l’arrestation ou l’inculpation semble avoir été motivée plus par la peur des critiques que par des preuves de leur volonté de déclencher un renversement violent du régime. A-t-il ajouté.

Les autorités éthiopiennes soutiennent que la répression était nécessaire pour faire taire ces manifestations ; certaines influences Érythréenne et Égyptienne étant responsables en grande partie de cette violence.

Le mouvement de contestation antigouvernementale avait débuté en région Oromo (centre et ouest) en novembre 2015, avant de s‘étendre à la région Amhara (nord) à partir de l‘été 2016.

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