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Burundi : l’ex-Premier ministre Alain-Guillaume Bunyoni en liberté provisoire

Premier ministre burundais Alain-Guillaume Bunyoni et la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna à Paris, 22 juin 2023.   -  
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AP Photo

Burundi

L’ancien Premier ministre burundais, condamné à la prison à perpétuité, n’est plus détenu à la prison centrale de Gitega depuis ce mercredi 11 mars. Le général Alain Guillaume Bunyoni a obtenu une liberté provisoire afin de recevoir des soins médicaux.

Selon plusieurs sources locales, l’ancien homme fort du régime a quitté l’hôpital régional de Gitega vers 13 heures ce mercredi. Il y était hospitalisé depuis plusieurs mois. Gravement affaibli et partiellement paralysé, il souffrirait notamment d’une hypertension sévère et d’un diabète à un stade avancé. Des sources proches du dossier évoquent également un état dépressif, lié aux plus de deux années qu’il a passées en isolement à la prison centrale de Gitega.

Arrêté puis condamné en 2023 à la prison à perpétuité, Alain Guillaume Bunyoni était poursuivi pour complot contre le chef de l’État, atteinte à la sûreté intérieure de l’État, atteinte à l’économie nationale et enrichissement illicite. Nommé Premier ministre en juin 2020 par le président Évariste Ndayishimiye, il avait été démis de ses fonctions en septembre 2022 .

Ancien chef de la police nationale, ministre de la Sécurité publique puis Premier ministre, Alain Guillaume Bunyoni était considéré comme l’une des figures les plus influentes du CNDD-FDD, l’ancienne rébellion hutu qui a accédé au pouvoir en 2005.

Par ailleurs, le colonel Michel Kazungu, également condamné à la prison à perpétuité dans l’affaire du putsch manqué de mai 2015, a lui aussi obtenu une liberté provisoire. Officier issu de l’ancienne armée burundaise (ex-FAB), dominée par la minorité tutsie avant l’intégration des mouvements rebelles hutus après l’accord d’Arusha, Michel Kazungu reste l’une des figures militaires associées aux événements de 2015.

Ces décisions interviennent une semaine après la libération de deux journalistes, Sandra Muhoza et Kenny Claude Nduwimana.

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